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Renault concrétise dans l’électrique
Alors que le gouvernement français fait le forcing pour promouvoir l’"Airbus des batteries" automobiles, le constructeur au losange avance sur son propre agenda : il a dévoilé deux partenariats dans la conception et la fabrication de batteries, dont l’ambitieuse future "gigafactory" prévue à Douai avec le groupe chinois Envision, via sa filiale japonaise AESC.
Renault confirme que, sans pour autant abandonner l’ambition européenne, il mise en priorité sur son alliance avec Nissan, tant malmenée par des années de concentration de pouvoir de Carlos Ghosn. Envision AESC est en effet le partenaire historique du constructeur japonais (AESC était une filiale de ce dernier avant qu’Envision en acquière 80 % du capital en 2018).
Concrètement, l’usine de production à très grande capacité représente un investissement de près de deux milliards d’euros, pour un objectif de 9 GWh en 2024 et 24 GWh en 2030 au plus tard.
Implantée à proximité immédiate de l’un des trois sites du pôle ElectriCity de Renault – les deux autres étant Maubeuge et Ruitz tous dans le nord de la France – elle doit répondre aux ambitions du constructeur dans l’électrique : le groupe de Boulogne-Billancourt veut produire 400 000 unités par an d’ici à 2025 et un million d’unités en Europe en 2030.
Renault a également signé un protocole d’accord avec la start-up française Verkor. Il prévoit que le constructeur prenne une participation de plus de 20 % au capital de la jeune pousse grenobloise pour financer ses projets : dans un premier temps, la construction d’un centre de R&D ("Verkor Innovation Center") et d’une ligne pilote pour le prototypage et la production de modules de batteries dès 2022 ; dans un second temps, la construction de la première gigafactory de batteries haute performance de France. Verkor prévoit pour cette usine d’atteindre une capacité pour Renault de 10 GWh en 2026 et de 20 GWh vers 2030. Derrière le projet d’usine haute performance est de réduire de 75 % les émissions carbone du procédé de fabrication de batteries par rapport aux niveaux actuels et d’assurer la traçabilité des matières premières utilisées dans la fabrication des véhicules électriques.
Renault n’injurie pas non plus l’avenir. Il précise qu’il poursuit ses discussions avec Automotive Cells Company (ACC), la coentreprise de TotalEnergies et de Stellantis (issu de la fusion entre le français PSA et l’italo-américain Fiat Chrysler) qui construit elle-aussi une gigafactory à Douvrin, à proximité de Douai… Mais l’empressement n’est pas le même : il s’agit d’"éventuellement compléter cet écosystème à partir de 2027", indique-t-il. Par ailleurs, les deux nouveaux partenariats ne mettent pas un terme à l’accord actuel avec LG Chem, qui fournit actuellement la gamme électrique de Renault et la future MéganE (version électrique de la Mégane).
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