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Technip Energies / cgg / Vallourec / parapétroliers

La transition énergétique, nouvel eldorado des parapétroliers français / La diversification de Technip Energies et CGG monte en puissance

Les grandes entreprises françaises du secteur parapétrolier ont publié de solides résultats pour le quatrième trimestre 2022. Leurs perspectives pour 2023 se présentent bien, à la fois grâce au retour des investissements dans l’amont et au développement de leurs activités en lien avec la transition énergétique.
Technip Energies, logo - Laurent CERINO/REA
Technip Energies, logo - Laurent CERINO/REA

Un "super-cycle" parapétrolier est-il en train de démarrer ? A côté du retour des investissements dans l’exploration, le développement des énergies de transition dans les carnets de commandes du secteur se voit de plus en plus. Le scénario se répète ainsi pour les leaders français malgré leur spécialités très différentes. Tandis que le redressement du fabricant de tubes sans soudure Vallourec est en bonne voie, le spécialiste des géosciences et de l’imagerie des sous-sols CGG, qui change de directeur financier, vient de renouer avec les bénéfices au quatrième trimestre 2022.

De son côté, deux ans après sa scission de l’américain TechnipFMC, le spécialiste des grands projets d’ingénierie Technip Energies a finalement encaissé assez facilement la sortie pourtant coûteuse du projet Arctic LNG2 avec le russe Novatek. Sur le milliard d’euros attendu de chiffre d’affaires de ce projet gigantesque, Technip Energies n’a pu en réaliser que la moitié environ l’an dernier. De quoi relativiser fortement la baisse de 4% enregistré en 2022 par le chiffre d’affaires du groupe, à 6,42 milliards d’euros, qui masque en réalité des tendances favorables.

 

La sortie de Russie bien amortie

 

La perte de revenus du projet géant de gaz naturel liquéfié (GNL) russe a été partiellement compensée par le projet North Field East au Qatar, qui est tout simplement le plus grand gisement de GNL au monde. Et les positions de leader de Technip Energies dans le GNL lui ouvrent de toute façon d’importantes perspectives pour les prochaines années.

"Nous anticipons que les marchés mondiaux du gaz et du GNL resteront porteurs en 2023 et au-delà, avec une demande qui devrait continuer à croître en Europe et rebondir en Chine", a ainsi souligné Arnaud Pieton, le directeur général de Technip Energies.

En parallèle, Technip Energies voit les perspectives de son pôle "Technologie, Produits et Services" dédié aux technologies associées au GNL, à l’hydrogène, à la gestion du CO2, aux carburants et composants chimiques durables, se développer rapidement. Son chiffre d’affaires a augmenté l’an dernier de 8%, à 1,4 milliard d’euros, et "l'augmentation de 63% du carnet de commandes à 2 milliards d'euros prouve qu'une activité en plein essor est en train de devenir un pilier de Technip Energies", souligne le cabinet de recherche indépendant AlphaValue.

 

"Beyond the core business"

 

CGG, de son côté, profite d’un macro-environnement marqué par des prix élevés du pétrole et du gaz, qui poussent les sociétés pétrolières et gazières à relancer leurs investissements. Après un exercice 2022 de transition, sous l’effet des décalages de plusieurs projets, notamment en Afrique du nord et au Moyen-Orient, 2023 se présente sous des auspices très favorables.

"Nous abordons 2023 avec une meilleure visibilité grâce à l’amélioration de notre carnet de commandes et de notre génération de cash", souligne ainsi Sophie Zurquiyah, la directrice générale de l’entreprise. Le carnet de commandes au 31 janvier s’élève déjà à 442 millions de dollars, en hausse de 44% sur un an. Et tandis que ses images du sous-sol pour trouver de nouveaux gisements d’hydrocarbures ou optimiser les réservoirs actuels alimentent sa croissance et ses cash-flows, CGG en profite pour développer lui aussi de nouveaux métiers.

Grâce à ses technologies et expertises dans le domaine des algorithmes, de la digitalisation de données et sa puissance informatique, CGG veut également devenir un acteur de la transition énergétique. Les technologies de captage, stockage et valorisation du carbone (CCUS-Carbon Capture, Use and Storage) par exemple, présentent des caractéristiques similaires à celles du pétrole et du gaz, et qui nécessitent une compréhension précise du sous-sol. La stratégie de diversification du groupe porte un nom, "Beyond the core business", et "devrait lui permettre à terme de réduire sa cyclicité", estime le bureau d’études Oddo BHF.

Des perspectives saluées vendredi à la Bourse de Paris : l’action CGG gagnait 8%, Technip Energies progressait de 2,5%, et Vallourec prenait 2,5% également, après s’être déjà adjugé 6,2% la veille.

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