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CGG alimente l’espoir d’un renouveau / Un premier trimestre historique

Le début d’année plus solide qu’anticipé de CGG conforte les perspectives de génération de cash-flow du groupe de géosciences, et donc de réduction de son endettement. Les activités historiques ont retrouvé une certaine dynamique qui laisse du temps aux nouveaux métiers de monter en puissance.
Sophie Zurquiyah, la directrice générale de CGG - Photo by Brandon Bell / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Sophie Zurquiyah, la directrice générale de CGG - Photo by Brandon Bell / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

La santé de CGG est étroitement liée à sa situation d’endettement depuis longtemps. En 2017, le groupe de services parapétroliers spécialisé dans l’imagerie sismique avait pu rebondir grâce à un accord avec ses créanciers. Puis, la crise du Covid et la baisse des cours du pétrole en 2020 s’était traduite par effondrement du secteur, avec une réduction mondiale des dépenses d’exploration et production qui a entraîné une division par deux de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) par rapport à 2019, rendant à nouveau la dette bien trop lourde.

Depuis, l’environnement s’améliore avec un prix du pétrole Brent supérieur à 70 dollars et des dépenses d'exploration production de nouveau en croissance, soutenues par l'optimisation des réservoirs et l'exploration proche des champs existants. Dans ce contexte, l’entreprise dirigée par Sophie Zurquiyah est concentrée sur sa génération de cash-flow, pour se désendetter, tout en investissant dans ses relais de croissance tels que l’énergie bas carbone (stockage de gaz carbonique et les minerais et les gisements miniers), le digital et l’utilisation des technologies analytiques, l'intelligence artificielle et le machine learning, le High Performance Computing (HPC), ou bien la surveillance de structures et d’ouvrages.

 

Note relevée

 

Une stratégie qui porte ses fruits progressivement. Le début de l’année 2024 a marqué un tournant dans le profil financier de l’entreprise, qui a récupéré en avril auprès de S&P Global la note "B-" que l’agence lui avait retirée trois ans plus tôt. Bien que le groupe ait vu son Ebitda reculer de 8% en 2023, à 400 millions de dollars, plusieurs facteurs favorables doivent permettre à CGG de faire nettement progresser ses résultats cette année et au-delà.

D’un côté, les activités historiques de ses pôles Geoscience (imagerie, logiciels, géologie et réservoir, gestion de données et cartographie par satellite) et Earth Data (dont les bibliothèques de données sismiques et géologiques) sont soutenues par la hausse des investissements des clients dans l’exploration et la production, en particulier dans le domaine de l’offshore et au Moyen Orient. La demande du marché pour ces activités principales devrait continuer à croître à un taux annuel moyen à un chiffre jusqu'en 2026, estime le groupe. De l’autre, le chiffre d’affaires des nouveaux métiers au-delà du secteur du pétrole et du gaz est attendu en croissance de plus de 30% par an jusqu’en 2026 également. Il était déjà proche de 90 millions de dollars en 2023.

Le premier trimestre 2024 tend à accréditer cette thèse. Le chiffre d’affaires de 273 millions de dollars que le groupe vient de publier pour les trois premiers mois de l’année, en croissance de 30%, est "le meilleur chiffre d'affaires du premier trimestre depuis notre décision stratégique de devenir une société asset light", a souligné Sophie Zurquiyah. Soit depuis 2020, lorsque le groupe s’est retiré de l’activité d’acquisition marine qui l’obligeait à entretenir une flotte de navires et constituait un important foyer de pertes.

 

Meilleur qu’attendu

 

Sur le plan de la rentabilité, l'Ebitda s'est établi à 105 millions de dollars, en hausse de 59% sur un an, faisant ressortir un taux de marge de 38% contre 31% au premier trimestre 2023. Tant le chiffre d’affaires que l’Ebitda se révèlent donc supérieurs aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne respectivement sur 245 millions de dollars et 98 millions. D’où la très bonne réaction de l’action CGG en Bourse, qui gagne plus de 20% mercredi, à 0,56 euro. Il est vrai que le titre part de très loin, puisqu’il évoluait à ses plus bas niveaux historiques depuis le début de l’année.

Les objectifs financiers pour 2024 ont tous été confirmés, notamment la prévision particulièrement surveillée d’une stabilité du flux de trésorerie net. Celui-ci devrait donc demeurer positif autour de 30 millions de dollars, sachant qu’il s’agit de la dernière année pour laquelle le groupe doit subira des pénalités pour des engagements d’utilisation de navire. Ce qui éliminera un impact négatif annuel d'environ 50 millions de dollars à partir de 2025.

Aux yeux de S&P Global, l’accélération de la génération de trésorerie nette prévue par la société en 2025, à environ 100 millions de dollars, est d’ailleurs jugée "réaliste". Cela permettra à l'entreprise de mieux refinancer de manière proactive ses principales échéances 2027 d'environ 1,1 milliard de dollars et celle de sa facilité de crédit renouvelable (RCF) non tirée arrivant à échéance en octobre 2025.

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