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CGG mis à mal par la Covid-19 et l'or noir
CGG creuse ses pertes. Avec un un titre lourdement sanctionné par la chute des cours de brut, le groupe parapétrolier a vu son chiffre d’affaires plonger de 29% à 239 millions de dollars au deuxième trimestre (en glissement annuel). Il a creusé sa perte nette, qui atteint 147 millions de dollars au deuxième trimestre 2020, contre 98 millions un an plus tôt. Elle est notamment marquée par 94 millions de dollars de charges exceptionnelles diverses, principalement liées à des dépréciations et réévaluation d’actif ou passif. "Le marché des géosciences a poursuivi sa détérioration ce trimestre, les clients redéfinissant leurs portefeuilles à la suite d’une nouvelle révision en baisse de leurs dépenses E&P" explique Sophie Zurquiyah, directrice générale de CGG.
En effet, avec un premier trimestre déjà difficile, le deuxième, lui, fait chuter les résultats du semestre tout entier. Le chiffre d'affaires plonge de 20% au premier semestre (en glissement annuel). Dès les prémices de la pandémie, l’activité du secteur aérien, dont dépend CGG, a été fortement impactée. Le groupe a aussi souffert des mesures adoptées par les compagnies pétrolières visant à tailler dans leurs dépenses et en abandonnant ou en revoyant à la baisse leurs projets.
En réaction, CGG indique avoir rapidement ajusté la structure des coûts, en lançant différents plans : plan 2021 et plan Covid-19, dont les retombées sont attendues à 35 millions de dollars pour 2020 et à 135 millions sur une base annuelle. Par ailleurs le groupe rappelle posséder de solides liquidités avec 546 millions fin juin 2020 et d’une dette nette – avant IFRS 16 de 626 millions.
La Bourse montre une inquiétude chez les investisseurs : le titre a perdu jusqu’à 9,1% en séance aujourd’hui, à 0,80 euro. CGG a depuis le 1er janvier vu sa capitalisation boursière s’effondrer de près de 73%. Le cours a en effet subi et la crise du coronavirus et dans une plus forte mesure la guerre des prix entre Russes et Saoudiens, fragilisant l’ensemble du secteur pétrolier.
Le groupe CGG présente toutefois des aspects encourageants à la reprise. Avec le plan stratégique à horizon 2021 prévoyant un recentrage sur les activités où il est en position de force, CGG peut s'appuyer sur son expertise technologique (40 % de part de marché dans l'imagerie du sous-sol). Il n’en reste pas moins que les efforts de diversification pour s'éloigner du pétrole et du gaz ne suffisent pas à réduire la dépendance de la CGG à leurs cycles. À côté de cela, le remplacement des streamers et l'adoption d'Ocean Bottom Nodes (OBN) permettront de soutenir la demande d'équipements (prévision du taux de croissance annuel composé (TCAC) de 20 à 25% jusqu'en 2021). "Nous nous réjouissons du lancement de ce nouveau programme multi-clients OBN destiné à livrer des images sismiques d’une qualité inégalée et ainsi favoriser un changement radical dans le développement de cette zone critique de la partie centrale de la mer du Nord" expliquait Sophie Zurquiyah, PDG de CGG.
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