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Entreprises / Actions / Technip Energies / Publication des résultats / 2022

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Technip Energies / Publication des résultats / 2022

Perspectives dégradées pour Technip Energie

Le premier exercice comptable de Technip Energie a vu le groupe remplir tous ses objectifs financiers. La société française est cependant très exposée à la Russie et cela devrait ternir ses résultats futurs.
Technip Energies. DR
Technip Energies. DR

"La bonne trajectoire sur laquelle nous sommes engagés" évoquée par Arnaud Pieton - directeur général de Technip Energies - en octobre, s'est donc confirmée. Le groupe a atteint ses objectifs financier et arrive même à "une rentabilité bien supérieure à nos objectifs initiaux". Dans les faits à périmètre constant le chiffre d'affaires a augmenté de 11 % pour un total de 6 667,2 millions d'euros en 2021. Concernant le résultat dilué par action il atteint un total de 1,39 euro par action contre 1,15 euro un an auparavant.

Il s'agissait de la première année d'existence de Technip Energies depuis la scission avec la partie américaine de l'ancien groupe. La nouvelle entité  s'est tournée depuis quelque temps déjà vers les activités liées au gaz, délaissant son cœur de métier historique lié au pétrole. Un choix qui semble payant au vu du carnet de commandes bien remplis. Ce sont près de "10 milliards d'euros de commandes" qui s'y sont ajoutés cette année. Ce qui porte le total de celles enregistrées à 16,3 milliards d'euros.

Le point noir pour le groupe est la situation géopolitique, une partie de ses commandes en cours d'exécution étant liées à la Russie. Un pays où la direction se félicitait en octobre d'avoir procédé à la "livraison des premiers modules sur Arctic LNG2." Pour l'année en cours c'est 1 367 millions d'euros qui sont concernés pour un total de 6,47 milliards d'euros de commandes qui devraient être écoulées. Technip Energies se veut néanmoins rassurant et fait savoir par la voix de son directeur général que "la situation est contenue".

Cela ne sera malgré tout pas sans conséquence au vu de l'importance de la Russie pour le groupe. En 2019 un contrat de 7,6 milliards de dollars avait été décroché pour la fourniture de trois trains de liquéfaction de gaz naturel russe. L'exécution de ce contrat avait commencé mais il est désormais compliqué d'espérer l'achever au vu des conditions diplomatiques.

Le groupe a d'ores et déjà "cessé de travailler sur toute nouvelle opportunité commerciale en Russie" et assure que 94 % des commandes générées en 2021 l'ont été en dehors du pays. La direction compte également mettre à profit sa "longue expérience de la gestion de contrats dans des environnements difficiles et complexes".

Le groupe reste néanmoins confiant en décidant de verser un dividende à hauteur de 32 % du bénéfice ajusté de l'exercice comptable 2021. Il communique également une perspective pour 2022 d'un chiffre d'affaires compris entre 5 et 5,5 milliards d'euros. Ce qui est certes en baisse mais écarte complètement les activités liées à la Russie (1,4 milliard d'euros). L'objectif en termes de marge d'EBIT est de stabiliser celle-ci à 6,5 %.

 

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