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Entreprises, Juin, Dette

Macro-économie / Taux / Bruno Le Maire / PGE / 2022 / Bercy

Macro-économie / Taux
Bruno Le Maire / PGE / 2022 / Bercy

Le garde-fou du PGE prolongé par Bercy

Le prêt garanti par l'État va être prolongé par le gouvernement une deuxième et peut-être dernière fois. Initialement prévu pour s'achever en juin dernier, il est prolongé jusqu'à la fin du premier semestre 2022. Il s'agit pour Bercy d'offrir aux entreprises une possibilité de financer le retour à la croissance.
Bruno Le Maire, GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Bruno Le Maire, GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Alors que dans les mois à venir, la perspective d'accroissement des défaillances d’entreprises inquiètent, le gouvernement français décide de prolonger à nouveau l’instrument du prêt garanti par l'État (PGE). Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, a annoncé la prolongation de ce mécanisme jusqu’en juin 2022. C’est désormais à la Commission européenne de la valider. Interrogé par France Info, François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a expliqué cela constituait une "bonne nouvelle", bien qu'il espérait une annonce à propos d'un étalement des remboursements. Le ministre établit en effet une nouvelle prolongation pour cette bouée de sauvetage, puisqu’après avoir été annoncé pour juin 2021 puis reporté à décembre 2021, c’est finalement en juin 2022 qu’il ne devrait plus être possible de souscrire au dispositif. Il s’agit donc pour reprendre les propos de Bruno Le Maire, d’une opportunité pour les entreprises qui n’ont pas encore eu recours à ce prêt de "pleinement profiter de la reprise" ; mais il ne s’agit pas d’une mesure en faveur des près de 700.000 entreprises ayant déjà bénéficié du PGE. Il ne s'agit pas d'un retour du "quoi qu'il en coûte" du début de la crise.

L’État veille donc à ce que les 141 milliards d’euros de prêts souscrits via ce dispositif ne tardent pas trop à être remboursés. Un montant qui correspond à un peu moins de la moitié de l'enveloppe prévue pour garantir jusqu’à 300 milliards d’euros de PGE. Le nombre d’entreprises y ayant souscrit n’a pas été si élevé que prévu, ce qui est peut-être le signe d’une meilleure santé économique des entreprises ou bien d’un recours à l’endettement qui fait peur. C’est le remboursement de ce dernier qui constitue la "vraie question" des mois à venir, pour François Asselin.

Le président de la CPME rappelle cependant qu'il n’y a pas de panique chez les souscripteurs d’un PGE, puisqu’à court terme ces derniers ont la possibilité de décaler le remboursement de deux ans. Néanmoins, ce qui interroge François Asselin, est la capacité des entreprises à rembourser ce prêt dans la durée. De surcroît le climat des affaires reste incertain avec les incertitudes sanitaires, des prix de l’énergie qui flambent et les pénuries diverses. La CPME demande donc un étalement du remboursement du coup de pouce de l’État, qui a été salvateur pour les entreprises. Plus le remboursement de cette dette sera réparti dans le temps, plus cette période sera vécue de "façon un peu plus sereine". Une sérénité que ne renierait pas le Président de la République au moment où il brigue un nouveau mandat.

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