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Entreprises / Actions / Dassault Systèmes / Pascal Daloz / Bernard Charlès / jumeaux virtuels

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Dassault Systèmes / Pascal Daloz / Bernard Charlès / jumeaux virtuels

La succession à la tête de Dassault Systèmes est réglée / Pascal Daloz succèdera à Bernard Charlès

Bernard Charlès transmettra l’an prochain la direction générale de Dassault Systèmes à Pascal Daloz, tout en conservant la présidence du groupe. Le tandem conduira la nouvelle feuille de route à cinq ans de l’entreprise, qui verra l’accélération de l’activité dans les sciences de la vie et l’essor du « jumeau virtuel », dont l’avènement pourrait permettre de porter le marché total adressable à 1 000 milliards d’euros à l’horizon 2040.  
Bernard Charles cèdera la direction générale à Pascal Daloz le 1er janvier 2024 - AFP PHOTO / ERIC PIERMONT
Bernard Charles cèdera la direction générale à Pascal Daloz le 1er janvier 2024 - AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

La passation de pouvoir à la tête de Dassault Systèmes est un sujet complètement résolu. Bernard Charlès cédera le premier janvier de l’année prochaine la direction générale de l’entreprise, soit 28 ans après sa nomination à ce poste, le 1er septembre 1995. L’emblématique dirigeant transmettra alors le flambeau à Pascal Daloz, le numéro deux désigné, qui occupe depuis le 9 janvier 2023 la fonction de directeur général délégué. Un passage de témoin dans la continuité et une ascension logique pour celui qui était auparavant directeur général adjoint, opérations et finances depuis 2020 et dirigeait à ce titre le comité exécutif opérationnel.

L’annonce, faite vendredi à l’occasion du "Capital Markets Day" (CMD) de Dassault Systèmes, la journée du groupe consacrée aux investisseurs, implique que Bernard Charlès ne cumulera que pour un an les fonctions de président et de directeur général du premier éditeur français de logiciels. En plus de sa fonction – historique – de directeur général, il avait endossé en début d’année celle de président à la place de Charles Edelstenne, le fondateur, devenu président d’honneur. C’est donc une direction avec à nouveau des fonctions séparées de président et directeur général (et non plus avec un PDG et un directeur général délégué) qui pilotera l’entreprise à compter de l’année prochaine, avec la mission de mener à bien sa nouvelle feuille de route.

Un nouveau plan stratégique et financier présenté vendredi par le groupe pour les cinq prochaines années qui se fixe des objectifs financiers ambitieux. En particulier, le bénéfice par action devrait presque doubler pour atteindre 2,20 à 2,40 euros en 2028, contre 1,18 à 1,20 euro par action en 2023. Soit une croissance annuelle de plus de 14 % entre 2023 et 2028. Tandis qu’en parallèle, la direction vise une croissance moyenne de 10 % par an de son chiffre d’affaires. La progression du bénéfice par action dépassant donc celle du chiffre d’affaires, impliquant un levier opérationnel d’au moins 40 points de base par an.

 

Jumeaux virtuels

 

Des ambitions qui s’appuient en grande partie sur des axes stratégiques connus, qu’il s’agisse de favoriser l’up-selling (ou montée en gamme) ou le cross-selling (ou vente additionnelle) en proposant aux clients existants des briques logicielles plus performantes ou complémentaires grâce à la plate-forme d’innovation métier 3DExperience. Le groupe, dont les logiciels étaient à l’origine dédiés à la conception aéronautique, avant de s’étendre au secteur de l’automobile puis aux biens de consommation, aux machines-outils et à la construction navale, compte aussi poursuivre son accélération dans les sciences de la vie et la santé. Ce domaine d’activité qui a dépassé le cap du milliard d’euros générés l’an dernier pourrait dépasser les deux milliards de chiffre d’affaires en 2028. Notamment grâce aux jumeaux numériques du cerveau, du système cardiovasculaire ou des cellules humaines sur lesquels il travaille.

Tous secteurs confondus, le "jumeau virtuel", défini comme une représentation du monde réel basée sur des modèles mathématiques et des lois scientifiques, fait d’ailleurs figure de principal moteur de croissance des années à venir. "En nous projetant vers 2040, notre nouvel horizon, les jumeaux virtuels d’expérience vont devenir le catalyseur d’une nouvelle manière de collaborer ", a souligné Pascal Daloz lors du CMD. Après avoir commencé par des applications puis s’être transformé en une entreprise de plateforme, Dassault Systèmes voit la prochaine étape toute tracée. Le groupe "débutera son prochain chapitre comme l’entreprise des jumeaux virtuels d’expérience, en offrant ‘l’expérience en tant que service’", a déclaré le futur directeur général. Dassault Systèmes vise ainsi à accroître ses marchés adressables de 100 milliards d’euros aujourd’hui à 1 000 milliards d’euros en 2040.

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