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Tikehau Capital / bank of america / dette privée
Tikehau Capital porté par la croissance structurelle de la dette privée / Une opportunité boursière
Depuis le début de l’année, le gestionnaire d’actifs alternatifs Tikehau Capital n’affiche pas une santé aussi florissante en Bourse que la croissance continue de ses encours pourrait le laisser supposer. Autour de 22 euros, son action recule de 18 % depuis ses plus haut du mois de mars et évolue à des plus bas depuis juillet de l’année dernière. Mais cela pourrait ne pas durer, alors que les analystes de Bank of America viennent tout récemment de reprendre la couverture de Tikehau Capital avec une recommandation d’achat et un objectif de cours de 30 euros.
Et s’ils sont aussi optimistes, c’est en particulier pour la qualité de "gestionnaire de premier plan de dette privée" de Tikehau Capital, un domaine ou Bank of America "voit un fort potentiel de croissance tiré par le recul du financement bancaire et des marchés de capitaux". Ce qui explique d’ailleurs, qu’après avoir atteint de nouveaux records de collecte et d’actifs sous gestion en 2022, Tikehau Capital a poursuivi sur sa lancée au premier trimestre. Les stratégies de dette privée ont été les principales contributrices à la collecte nette du premier trimestre, avec 0,6 milliard d’euros levés, soit la moitié de la collecte totale. Et elles expliquent tout autant le maintient d’une forte dynamique d’investissement, le déploiement au sein des fonds de dette privée ayant représenté 1 milliard d’euros sur le total de 1,3 milliard d’euros déployé.
Le fait est que parmi les gestionnaires d’actifs alternatifs, "Tikehau Capital est l’un des plus exposés à la dette privée" qui représente le tiers de ses actifs sous gestion, et ce alors que son cours de Bourse "se négocie avec une décote de 10 % par rapport à ses pairs", souligne Bank of America.
Combler le vide
Le contexte est connu, le recours à la dette privée augmente alors que les banques se retirent du marché des prêts aux entreprises en raison d’une économie ralentie par 18 mois de hausses de taux. La hausse des taux d’intérêt et l’incertitude macroéconomique ont également provoqué une certaine attrition des émissions d’obligations à haut rendement. "Les émissions d’obligations à haut rendement et les volumes de prêts syndiqués ont diminué de 18 % et de 28 % respectivement en glissement annuel au premier trimestre 2023", note ainsi Bank of America.
En conséquence, "les prêteurs privés comblent le vide alors que les acteurs traditionnels de la dette syndiquée se retirent", poursuivent les analystes de la banque américaine. Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, les cofondateurs de Tikehau Capital, ne disaient pas autre chose lors de la publication des chiffres d’activité du troisième trimestre : "Alors que la liquidité et les sources de financement deviennent de plus en plus restreintes, les acteurs de la gestion d’actifs alternatifs tels que Tikehau Capital sont plus que jamais bien positionnés pour apporter des solutions de financement en dette ou en capitaux propres", expliquaient-ils.
Si la dette privée est particulièrement demandée, c’est parce qu’elle est principalement à taux variable et offre donc une couverture aux investisseurs contre le risque de taux d’intérêt dans un environnement de hausse des taux. Et la tendance n’est pas près de s’arrêter. Selon le Boston Consulting Group (BCG), les actifs sous gestion de la dette privée augmenteront à un taux de croissance annuel moyen de 10,1 % sur la période 2022 à 2027, le taux le plus élevé parmi toutes les classes d’actifs alternatives.
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