Dirigeants, gouvernance / Schneider Electric / Gwenaelle Avice-Huet / Directrice générale Opérations Europe
Dirigeants, gouvernance
Schneider Electric / Gwenaelle Avice-Huet / Directrice générale Opérations Europe
Gwenaëlle Avice-Huet prend la direction des Opérations Europe chez Schneider Electric / Une habituée des sujets européens et écologiques
Le comité exécutif de Schneider Electric se réorganise. Alors que Philippe Delorme, jusqu’alors directeur général Opérations Europe, a décidé de poursuivre sa carrière en dehors du groupe spécialisé dans la gestion de l’énergie et des automatismes, Gwenaëlle Avice-Huet a été choisie pour lui succéder.
À ces fonctions, elle sera plus précisément en charge de l’ensemble des activités de Schneider Electric en Europe, "représentant la contribution du groupe au développement du programme de l’Union européenne (UE) pour accélérer la transformation écologique et numérique du continent", a expliqué le groupe désormais dirigé par Peter Herweck.
Un poste tout trouvé pour cette polytechnicienne et normalienne, dont les expériences professionnelles reflètent son appétence pour les sujets européens, d’énergie et de développement durable.
La recherche, la Banque mondiale puis les ministères
Elle a en effet débuté sa carrière au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et au Commissariat à l’énergie atomique, en recherche sur l’énergie nucléaire avant de devenir consultante à la Banque mondiale. Son intérêt pour l’UE se précisera alors, puisque Gwenaëlle Avice-Huet entrera par la suite au secrétariat général aux affaires européennes (service du Premier ministre). Elle y aura occupé les fonctions d’adjointe du chef de secteur, en charge des sujets énergie et compétitivité industrielle. Puis, en 2008, alors que la France occupait la présidence du Conseil de l’UE, elle sera devenue conseillère technique auprès du ministre des Affaires européennes.
Elle travaillera tout d’abord avec Jean-Pierre Jouyet, puis aux côtés de Bruno Le Maire lorsque le premier rendit son maroquin pour rejoindre l’Autorité des marchés financiers. À ces fonctions, elle aura notamment été en charge de mener les négociations au sujet de la libéralisation du marché de l’énergie, ou encore sur le paquet énergie climat.
Elle entrera par la suite au ministère de l’Écologie, alors occupé par Jean-Louis Borloo, en qualité de conseillère technique et (en parallèle) de directrice de cabinet de l’ambassadeur Brice Lalonde. À nouveau, elle se sera attelée à mener des négociations, plus spécifiquement sur le climat, notamment dans le cadre de la préparation de l’accord de Copenhague.
Cette fois du côté privé
En avril 2010, Gwenaëlle Avice-Huet décidera finalement de rejoindre le secteur privé. Et c’est chez Engie - alors GDF Suez - qu’elle y fera ses premiers pas, au poste de directrice des affaires européennes, réglementaires et publiques. Elle aura, entre autres, été à l’œuvre de la mise en place de l’initiative Magritte. Réunissant onze entreprises énergétiques européennes (avec Iberdrola ou GasTerra, par exemple), celles-ci souhaitaient alors s’engager en faveur d’une réforme du marché du carbone et d’un accord international sur le climat.
Cinq ans plus tard, elle sera nommée directrice générale de la Business Unit France Renouvelables, où elle pilotera donc la supervision des activités renouvelables du groupe Engie dans l’Hexagone. Un poste qu’elle occupera plusieurs années, avant de s’envoler pour Houston, au Texas et de rejoindre par la même occasion le comité exécutif de l’énergéticien. Elle deviendra en effet alors directrice générale d’Engie Amérique du Nord, avec également la responsabilité mondiale l’activité d’énergies renouvelables.
Au terme de ces onze années passées chez l’énergéticien, cette administratrice indépendante Air France-KLM aura finalement fait son entrée chez Schneider Electric. Et toujours aux États-Unis, mais à Boston, en qualité de directrice de la Stratégie du groupe. Elle avait par la suite, en avril 2022, été promue directrice générale Stratégie et Développement durable et signé son entrée au comité exécutif. "Elle quittera les États-Unis, où elle vit actuellement pour s'installer en Europe dès sa nomination", a d'ailleurs précisé Schneider Electric à l'occasion de l'annonce.
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