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Bolloré / Compagnie de l'Odet
Les résultats sans surprise de la Compagnie de l’Odet / L’idée d’une fusion avec le groupe Bolloré en toile de fond
La compagnie de l’Odet (ex Financière de l’Odet), holding intermédiaire de la famille Bolloré détenue à 57% par Sofibol, la holding de tête, a vu ses résultats reculer au premier semestre. Sans surprise, étant donné le recul subi par ceux de son principal, actif, le groupe Bolloré, dans laquelle elle détient une participation de 67,7%.
Sachant que celui-ci est désormais dépourvu de ses activités logistiques. D’abord Bolloré Africa Logistics, cédée en décembre dernier pour 5,7 milliards d’euros, puis Bolloré Logistics, dont la vente à l'armateur CMA CGM pour 4,65 milliards d'euros est toujours en cours. Des activités par conséquent reclassées dans les comptes en activités cédées ou en cours de cession.
Ainsi, tandis que le chiffre d’affaires de Compagnie de l’Odet a décru de 3,2%, à 6,23 milliards d’euros, le résultat opérationnel ajusté (Ebita) a diminué de 15,8%, à 455 millions d’euros, et le résultat net consolidé est tombé à 207 millions d’euros, contre 931 millions d’euros un an plus tôt. En notant aussi, qu’outre la contribution de Bolloré Africa Logistics, le premier semestre 2022 comprenait la plus-value de cession de plus de 500 millions d’euros sur l’apport de la participation dans Banijay Holdings Group à FL Entertainment. Le résultat net part du groupe, lui, a chuté de 85%, à 46 millions d’euros.
Si la trésorerie nette de plus de 709 millions d’euros d’il y a un an a fait place à un endettement net de 613 millions d’euros (en raison de l’augmentation de l’endettement de Vivendi et de l’offre du groupe Bolloré sur ses propres actions), les 12 milliards d’euros de disponibilités et lignes confirmées au 30 juin 2023, dont 8 milliards d’euros au niveau de Compagnie de l’Odet (incluant Bolloré) retiennent logiquement l’attention. Ces liquidités rappellent que l’empire familial dispose des moyens d’investir sereinement dans ses différents métiers, mais aussi de simplifier sa structure.
Le scénario d’une offre de Bolloré sur Vivendi a certes pris du plomb dans l’aile depuis les cessions d’actions Vivendi opérées par la Compagnie de Cornouaille - autre maillon de la galaxie Bolloré - afin de ne pas franchir le seuil de 30 % qui déclencherait une offre publique sur Vivendi dans la perspective des annulations d’actions de Vivendi. Mais il reste la possibilité d’une fusion entre Compagnie de l’Odet et Bolloré. La Compagnie de l’Odet pourrait financer cette offre avec le cash détenu par Bolloré à la suite de ses récentes cessions d’actifs, et qui serait alors récupéré. Ce qui aurait le mérite de réduire la décote de holding, ce dont les actionnaires de Compagnie de l’Odet ne se plaindraient pas vu la faible performance du titre depuis le début de l’année (2,3%).
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