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Bolloré / Compagnie de l'Odet

La galaxie Bolloré se simplifie / Et ce n’est peut-être pas fini

Si l’organigramme du groupe Bolloré se distingue historiquement par sa complexité, les récents développements montrent une volonté claire de simplification. Après avoir déjà entamé des fusions parmi ses holdings cet été, le groupe souhaite maintenant retirer de la cote trois autres entités. Une étape qui non seulement simplifiera la structure, mais pourrait aussi ouvrir la voie à une réorganisation plus profonde et davantage créatrice de valeur.
Cyrille Bolloré, le président-directeur général de Bolloré - Photo by FRED TANNEAU / AFP
Cyrille Bolloré, le président-directeur général de Bolloré - Photo by FRED TANNEAU / AFP

Vouloir comprendre les motivations de la famille Bolloré peut conduire à faire fausse route, comme lorsque la communauté financière s’accordait à penser en 2023 qu’une OPA sur Vivendi était imminente. Une chose est sure en revanche, ce que l’on appelle la galaxie Bolloré, cet organigramme constitué d’un enchevêtrement de holdings, de boucles de contrôles qui se détiennent les unes les autres, très difficiles à démêler, est sur la voie de la simplification.

C’est d’ailleurs ouvertement " dans le cadre de la rationalisation et de la simplification" de ses structures que le groupe Bolloré SE a annoncé jeudi soir son intention de lancer une offre publique de retrait (OPR) suivie d’un retrait obligatoire sur Compagnie du Cambodge, Financière Moncey, et Société Industrielle et Financière (SIF) de l’Artois.

Quelques chiffres d’abord sur l’organigramme de l’"empire" Bolloré : Bolloré SE est détenu à 67,4 % par la Compagnie de l’Odet (ex Financière de l’Odet), elle-même détenue à plus de 50 % par une autre holding, Sofibol. Pour illustrer un peu plus avant la complexité de la structure, Sofibol est détenue à 51,05 % par Financière V, à 35,93 % par Bolloré SE et à hauteur de 13,01 % par Compagnie Saint-Gabriel, elle-même filiale à 99,99 % de Bolloré SE…

Pour ce qui est des trois entités évoquées plus haut, Compagnie du Cambodge détient 19,1 % du capital de Compagnie de l’Odet tout en étant contrôlée à 99,2 % par Bolloré SE, la Financière Moncey est détenue à 36,7 % par Compagnie du Cambodge et à 24 % par Bolloré SE (et à 26,62 % par une autre entité, Société des Chemins de fer et tramways du Var et du Gard), elle détient 42,05 % de Société Industrielle et Financière (SIF) de l’Artois, 4,93 % de Compagnie de l’Odet (et 48 % de Compagnie des tramways de Rouen).

Quant à la Société Industrielle et Financière (SIF) de l’Artois, son principal actionnaire est Bolloré SE (à 46,35 %), suivi par Financière Moncey (42,05 %) et Compagnie du Cambodge (7,42 %), et elle détient 5,63 % de la Compagnie de l’Odet.

Une fois que l’on a dit ça, il faut aussi rappeler que le groupe Bolloré (Bolloré SE) a précédemment annoncé en juillet la fusion-absorption de Société des Chemins de Fer et Tramways du Var et du Gard par Compagnie du Cambodge, et de Compagnie des Tramways de Rouen par Financière Moncey, qui seront présentées aux assemblées générales extraordinaires de ces sociétés le 21 octobre 2024. Les offres publiques de retrait sur Compagnie du Cambodge, Financière Moncey, ainsi que Société Industrielle et Financière (SIF) de l’Artois interviendront donc après ces fusions.

In fine, elles permettront à Bolloré "de détenir en direct (et sans minoritaire) les participations minoritaires de ses structures mères dont Compagnie de l’Odet, Financière V etc", rendant la structure "un peu plus lisible ", observe Oddo BHF. Selon le cabinet d’analystes, cela pourrait d’ailleurs constituer "une étape préliminaire à une opération de simplification plus importante, comme le rapprochement entre Compagnie de l’Odet et Bolloré", Bolloré SE détenant bientôt 35,7 % en direct dans la Compagnie de l’Odet. Une telle opération, si elle devait voir le jour, aurait l’avantage d’être "nettement plus créatrice de valeur", souligne Oddo BHF.

On notera que la forme des offres publiques, soit en espèces soit en actions UMG (dont Bolloré détient 18 %), soit une combinaison des deux, devrait limiter la sortie de cash, qui ne dépassera de toute façon pas 225 millions d’euros.

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