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Goldman Sachs / bank of america
Bank of America qui rit, Goldman Sachs qui pleure / Des dynamiques diamétralement opposées
Le contraste reste fort. Goldman Sachs continue d’évoluer à contre-courant des autres grandes banques américaines. L’établissement dirigé par David Solomon vient d’aligner un huitième trimestre consécutif de recul de ses bénéfices d'une année sur l'autre. La firme, qui publiait mardi ses résultats du troisième trimestre, a vu son bénéfice net part du groupe chuter de 36% sur les trois mois de juillet à septembre par rapport à la même période de 2022, pour tomber à 1,88 milliard de dollars, au lieu de 2,96 milliards de dollars un an plus tôt. Son produit net bancaire a, lui, reculé de 1%, à 11,82 milliards de dollars, à comparer à 11,98 milliards de dollars au troisième trimestre 2022.
Une tendance qui continue de refléter les déboires de sa stratégie de développement dans la banque de détail. Bien que la banque ait pourtant mis un sérieux coup de frein depuis un an à cette stratégie qui visait à devenir un acteur majeur dans le domaine des services bancaires pour particuliers, les effets continuent donc à peser sur ses comptes.
Dépréciations
La banque a d’ailleurs annoncé la semaine dernière un accord sur la cession de sa filiale de crédit GreenSky à un groupe de sociétés d'investissement, en raison des pertes accumulées dans cette activité. Vente qui a engendré une dépréciation de 506 millions de dollars. Obligée de réduire la voilure dans la banque de détail, la banque ne profite donc pas de la hausse des revenus nets d’intérêts – différence entre les intérêts perçus et les coûts de financement – qui bénéficient largement à ses homologues dans le contexte de hausse des taux d’intérêt.
Et ce ne sont pas les activités de gestion d'actifs et de patrimoine, autre axe de diversification de la banque, qui soutiennent les comptes. La division a vu son produit net bancaire fondre de 20% sur le trimestre écoulé, à 3,23 milliards de dollars, sous l’effet notamment de dépréciations sur ses investissements. Restent les métiers historiques de banque d’investissement et de trading. Les premiers ont peu évolué, pour s'établir à 1,56 milliard de dollars, tandis que dans le trading, la hausse du négoce d'actions a été compensée par la baisse de celui des obligations, des devises et des matières premières.
Le trading en vedette
Rien de tout cela pour Bank of America, la deuxième plus grande banque américaine en termes de dépôt après JP Morgan, qui a dégagé un bénéfice net de 7,8 milliards de dollars au troisième trimestre, en hausse de 10% par rapport aux 7,1 milliards de dollars publiés un an plus tôt, avec un produit net bancaire de 25,2 milliards de dollars, contre 24,5 milliards de dollars au troisième trimestre 2022. Tandis que ses revenus nets d’intérêt ont augmenté de 4% à 14,4 milliards de dollars, ses efforts pour développer ses activités de trading s’avèrent payants. Sa division "Global market" a vu ses revenus progresser de 8%, une performance moindre que celle de Citigroup, mais meilleure que celle de JP Morgan.
De leur côté, Citigroup, JP Morgan et Wells Fargo avaient déclaré vendredi ensemble plus de 22 milliards de dollars de bénéfices au troisième trimestre, soit une hausse de plus d'un tiers par rapport à la période de l'année précédente, avec un produit net bancaires combiné de 81 milliards de dollars, en augmentation de 14%.
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