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Les ventes de Casino restent à la peine / Mais le trafic fait mine de s’améliorer
Une semaine après la publication de son chiffre d’affaires réalisé en France, assortie d’un énième avertissement sur ses résultats, Casino a publié mardi son chiffre d’affaires consolidé. Sans surprise, celui-ci se révèle 47 % inférieur à celui de la même époque de l’an dernier, conséquence des cessions récentes de la filiale colombienne Groupo Éxito et de l’enseigne brésilienne Assai.
Ainsi, tandis que le chiffre d’affaires réalisé l’an dernier par le groupe en Amérique latine s’élevait à 4,5 milliards d’euros, soit nettement plus que celui réalisé en France, il ne représente plus que 888 millions d’euros, n’étant plus représenté que par la filiale brésilienne GPA, soit une baisse de 80 %. Même si celle-ci se débrouille très bien. "Une fois de plus, GPA a gagné des parts de marché au Brésil, dans tous les formats", souligne le cabinet de recherche indépendant AlphaValue.
En termes de rentabilité cette fois, l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’est établi à 189 millions d’euros au troisième trimestre, dont 136 millions d’euros sur le périmètre France et 53 millions d’euros en Amérique latine (GPA). Après loyers cependant, l’Ebitda s’avère tout juste à l’équilibre (-1 million d’euros).
Sur l’année, le groupe a justement révisé la semaine dernière à la baisse son objectif d’Ebitda après loyers, qui était initialement prévu autour de 214 millions d’euros, à moins de 100 millions d’euros. La conséquence des investissements réalisés dans les prix pour redresser le trafic clients et les volumes, dans un contexte de forte concurrence et d’inflation. Avec peut-être les prémices de premiers effets.
Inflexion ?
Pour l’instant, le groupe peine certes à inverser la tendance négative de ses ventes. En données comparables, le chiffre d’affaires réalisé par les enseignes du groupe en France a encore reculé de 5,6 % sur le trimestre écoulé, à 3,4 milliards d’euros, après une baisse de 4,2 % au deuxième trimestre. Mais le bout du tunnel se rapproche peut-être. L’inflexion du flux de clientèle ne semble pas loin si l’on en croit les dernières données communiquées par la société selon lesquelles le trafic clients et les volumes de vente sont redevenus positifs de 8 % et 3 % respectivement sur les quatre dernières semaines.
Il convient en attendant de rappeler que le groupe a été placé le 25 octobre 2023 en procédure de sauvegarde accélérée. La procédure, qui va durer au moins deux mois, doit lui permettre de mettre en œuvre la restructuration de sa dette. Les actionnaires qui n’y seraient pas déjà préparés doivent s’attendre à être massivement dilués. Ceux-ci ne détiendront plus que 0,3 % du capital une fois achevé le processus devant s’achever au premier trimestre 2024. La dette financière nette du groupe s’établissait à 6,2 milliards d’euros au 30 septembre.
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