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Des pertes en trompe l’œil pour UBS / L’intégration de Credit Suisse progresse vite et bien

Les coûts de l’intégration de Credit Suisse ont fait tomber les comptes d’UBS dans le rouge au troisième trimestre. Pour autant, le processus de fusion progresse rapidement et les clients affluent.
Sergio Ermotti, le président-directeur général d'UBS - Photo by Fabrice COFFRINI / AFP
Sergio Ermotti, le président-directeur général d'UBS - Photo by Fabrice COFFRINI / AFP

Une première perte en six ans mais une intégration de Credit Suisse qui prend déjà une bonne tournure. Les résultats du troisième trimestre 2023 de la première banque suisse présentés mardi par Sergio Ermotti, son président, constituaient forcément un événement. Cinq mois après la fusion finalisée en juin née du rachat forcé de Credit Suisse par UBS, le nouvel ensemble a affiché une perte de 785 millions de dollars pour le trimestre de juillet à septembre, un premier résultat négatif depuis 2017 d’une ampleur supérieure aux 444 millions de dollars attendus par les analystes. La faute aux lourdes dépenses de 2,2 milliards de dollars engendrées par le rachat de Credit Suisse, en particulier en matière de coûts de réduction des effectifs.

Nulle déception cependant à la Bourse de Zurich de même qu’à celle de New York où le titre UBS est coté et progressait mardi de plus de 2%. La raison est qu’en excluant le coût de ce rachat hors norme, les comptes d’UBS présentent une bien meilleure situation avec un bénéfice sous-jacent de 844 millions de dollars, cette fois-ci très nettement supérieur au consensus des analystes qui se situait à 206 millions de dollars.

Ce sont les divisions "Global Wealth Management et Personal & Corporate Banking [qui] ont tiré la performance du groupe, tandis que l’activité de banque d’investissement a enregistré une légère perte sous-jacente et que les activités non stratégiques ont perdu 1 milliard de dollars", observent les analystes de Deutsche Bank à la lecture des comptes.

 

Afflux de dépôts 

 

En matière de gestion de fortune, un point clé rassure les marchés. Alors que l’hémorragie de dépôts de l’ex Credit Suisse avaient précipité sa quasi-faillite en début d’année, les clients reviennent. "La collecte nette de fonds de Credit Suisse Wealth Management est devenue positive pour la première fois en un an et demi à hauteur de 3 milliards de dollars au troisième trimestre", souligne le bureau de recherche indépendant AlphaValue. Tandis que de son côté, UBS a enregistré un afflux net d’argent frais de 22 milliards de dollars dans sa branche de gestion de fortune.

Dans le même temps, UBS accélère la liquidation des actifs non essentiels dits "non-core and Legacy", ce qui lui a permis de libérer 1 milliard de dollars de fonds propres. Tandis que les mesures de réductions des coûts donnent des résultats plus rapides qu’escompté. En neuf mois, la banque a déjà atteint son objectif annuel de 3 milliards de dollars d’économies brutes. Notamment grâce à la restructuration de l’activité Investment Bank de Credit Suisse et à la suppression des doublons dans les activités des deux établissements.

Bien sûr, l’intégration complète de Credit Suisse, qui opère désormais en tant que filiale d’UBS jusqu’à leur fusion juridique en 2024, reste un long chemin. De fait, l’année en cours et la prochaine sont des années de transition pour UBS en raison de la restructuration de Credit Suisse. "Il s’agit probablement de la période où nous allons engager le plus de dépenses pour réaliser les synergies que nous souhaitons en 2025 et 2026", a résumé mars Sergio Ermotti, le directeur général d'UBS, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.

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