2017, une très belle année pour le patrimoine des familles aisées
L’année 2017 aura été un excellent millésime pour les familles très aisées. Selon le rapport annuel établi par UBS et le bureau d’études Campden Wealth, les family offices ont dégagé un rendement moyen de 15,5% l’an dernier, contre 16% en 2016 et même 0,3% en 2015. "Les family offices ont enregistré leur meilleur rendement depuis que nous avons commencé à mesurer leurs performances il y a cinq ans", note Sara Ferrari, responsable des family offices chez UBS. Et d’ajouter : "Cela reflète le marché boursier haussier, ainsi que la capacité des family offices à adopter une approche long terme et accepter l’illiquidité." D'un point de vue régional, pour la première fois depuis que ces données sont rapportées, les familles en Asie-Pacifique ont dépassé toutes les autres pour enregistrer la meilleure performance moyenne, atteignant 16,4%.
En moyenne, les portefeuilles étudiés - 331 au total - pèsent 808 millions de dollars. Sur ce total, 28% étaient investis dans des entreprises cotées, dont 6% dans celles de marchés en développement. 16% ont été misés sur le fixed income, tandis que 46% étaient placés dans des investissements dits alternatifs, tels que le private equity - qui n’a pas déçu - ou l’immobilier. Par ailleurs, les matières premières n’ont représenté que 3,3% des investissements, tandis que le cash était de l’ordre de 7%. A noter que l’allocation aux hedge funds continue à décroître pour ne représenter plus que 5,6% du portefeuille, après plusieurs années de performances moyennes et des frais élevés par rapport à des gestionnaires traditionnels.
Bien sûr, d’un continent à un autre, la nature des investissements varie. Ainsi, sans surprise, les family offices nord américains ont-ils une préférence pour l’investissement actions, en particulier dans les économies développées (27% contre une moyenne de 22%). Tandis que les Asiatiques parient plus sur les entreprises dans les économies en développement (14%, contre une moyenne de 6%). Les family offices des émergents ont tendance à miser plus sur les obligations que le reste de leurs homologues (24% contre 7,4%), et surtout bien plus qu’en Asie (1,7%), où le cash est le plus prégnant. En outre, les nouvelles générations vont et font également bouger les lignes, puisque le rapport constate une volonté d’investir avec un "but". Or, près des deux tiers des héritiers devraient prendre la relève au cours des 10 à 15 prochaines années. Plus d’un tiers des familles visent déjà des investissements à impact, et 39% s’attendent à ce que la prochaine génération augmente le ratio.
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