Professions financières / Family offices / Citi / Inflation / Investissements
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Family offices / Citi / Inflation / Investissements
Les priorités des clients de family offices et de leurs dirigeants ont changé / Le contexte économique n’épargne personne
"L’objectif principal des family offices s’est déplacé vers la gestion de patrimoine (74 %) et la gestion des investissements (55 %) au détriment de la promotion de l’unité et de la continuité de la famille (21 %), comme c’est souvent le cas dans les périodes difficiles". À l’occasion de la troisième édition de son étude annuelle sur les perspectives de ses family offices, la banque privée Citi a remarqué un changement de cap dans leurs priorités.
En effet, en 2022, la première de celles-ci concernait bien l’unité et la continuité de la famille, désormais en quatrième position. Les réponses varient peu en fonction des encours sous gestion détenus, qu’il s’agisse des sondés avec plus ou moins de 500 millions d’euros.
Les troisièmes générations plus habituées
En revanche, une différence est à noter en fonction de l’antériorité de la famille en contrôle des richesses : pour celles de troisième génération, la tendance des family offices à favoriser l’unité et la continuité est bien plus prononcée, à 41 % de leur côté, contre 17 % pour la seconde génération et 19 % pour la première. "Ces familles ont traversé plus de tempêtes et se rendent compte qu’elles doivent continuer à s’occuper des questions essentielles, même si d’autres peuvent sembler plus urgentes pour l’instant", commentent ainsi les auteurs de l’étude.
De fait, le contexte macroéconomique a non seulement eu un impact sur les priorités des family offices et de leur clientèle, mais aussi sur la manière dont elles souhaitent gérer leurs investissements. Dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, les rendements ayant ainsi augmenté, plus de la moitié des 268 clients des family offices du groupe, représentant une fortune totale de 565 milliards de dollars, ont augmenté la part de leur allocation en titres à revenu fixe.
La Bourse à la peine
Une accélération "frappante" par rapport aux deux dernières années, observe l’étude : seuls 20 % des répondants avaient alors procédé à une telle augmentation. Également, 47 % des sondés ont choisi de procéder à une augmentation de leurs liquidités, tandis que 38 % d’entre eux ont choisi de faire croître leurs allocations en capital-investissement.
Ce qui représente une hausse bien plus faible que sur les deux dernières années, où les investissements en private equity avaient alors progressé de 63 % et 52 %. Pour autant, ce sont les marchés d’actions qui ont connu le recul le plus important. En effet, 38 % des répondants ont ainsi réduit leur exposition à cette classe d’actifs - seuls 19 % et 28 % l’avaient réalisé en 2021 et 2022. Le recul a été plus particulièrement marqué pour les family offices gérant moins de 500 millions de dollars d’encours.
Attendre plus du management
Un recul à mettre en corrélation, donc, avec un contexte macroéconomique qui inquiète forcément cette clientèle familiale : inflation, hausse des taux, relations entre la Chine et les États-Unis, etc. Autant de problématiques qui les poussent à revoir l’allocation de leurs investissements et leurs priorités. Leur principale préoccupation étant par ailleurs la préservation de la valeur de leurs actifs (à 68 %).
Celle-ci reste néanmoins suivie de près par la préparation de la prochaine génération à devenir des propriétaires de patrimoine responsables (à 60 %), tout comme la garantie d’objectifs et d’une vision partagée pour la famille. "Les familles attendent clairement de leurs family offices plus qu’une simple gestion de patrimoine. Les dirigeants ne devraient donc pas priver trop longtemps la famille de son unité et de sa continuité", remarque ainsi l’étude.
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