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Banques / BPCE / Nicolas Namias / Caisse d'Epargne / Banque Populaire

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BPCE / Nicolas Namias / Caisse d'Epargne / Banque Populaire

BPCE continue à souffrir de son exposition française / Mais les indicateurs s’améliorent doucement

La baisse de ses revenus d’intérêt a continué de peser sur les résultats de BPCE au troisième trimestre. Si contrairement à d’autres grandes banques françaises, le groupe présidé par Nicolas Namias ne peut compenser la baisse de sa marge nette d’intérêt par une forte présence à l’international, la hausse du rendement des actifs commence néanmoins à se faire sentir. Ses réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne poursuivent par ailleurs leur conquête commerciale, tandis que la solidité financière du groupe se renforce.
FRANCE. PARIS (75) 13TH DISTRICT. ZAC MASSENA-BRUNESEAU. DUO TOWERS DESIGNED BY ARCHITECT JEAN NOUVEL. THEY HAVE THE OFFICES OF MORE THAN 9,000 GROUPE BPCE EMPLOYEES (BANQUE POPULAIRE + CAISSE D'EPARGNE).
FRANCE. PARIS (75) 13TH DISTRICT. ZAC MASSENA-BRUNESEAU. DUO TOWERS DESIGNED BY ARCHITECT JEAN NOUVEL. THEY HAVE THE OFFICES OF MORE THAN 9,000 GROUPE BPCE EMPLOYEES (BANQUE POPULAIRE + CAISSE D'EPARGNE).

Pas d’embellie sur les revenus de BPCE. Pour le quatrième groupe bancaire français derrière BNP Paribas, Crédit agricole et Société Générale, qui est aussi le deuxième acteur bancaire en France derrière le Crédit Agricole, le troisième trimestre s’est inscrit dans la lignée de la première partie de l’année. La baisse de 8 % de son produit net bancaire (PNB) sur les trois mois de juillet à septembre fait suite aux replis de 5 % et 9 % enregistrés respectivement au premier et au deuxième trimestres, ainsi qu’à celui de 10 % subi au quatrième trimestre 2022. Si l’on poursuit dans les statistiques, à 5,46 milliards d’euros, le PNB est le plus faible enregistré par le groupe depuis le deuxième trimestre 2020. Quant au résultat net, il a chuté de 28 % sur le trimestre, à 917 millions d’euros.

La cause de cette décroissance depuis un an est connue. Les résultats financiers de ses deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne restent pénalisés par le plein effet de la hausse des taux de l’épargne réglementée et de ses différents livrets (A, de développement durable et solidaire…). En face, la revalorisation de l’actif est beaucoup plus lente du fait que les crédits sont très majoritairement consentis en France à taux fixes, la remontée des taux d’intérêt ne touchant donc que les nouveaux crédits.

Dans cet environnement toujours adverse, le groupe fait valoir que "la hausse continue du rendement des actifs compense progressivement la hausse du coût du passif". C’est vrai, même si les progrès se font à pas comptés à ce stade. Le produit net bancaire des réseaux a encore reculé de 13 % au troisième trimestre, à peine moins que la baisse de 14 % du premier semestre. Mais l’amélioration se voit en effet par rapport au deuxième trimestre, où la baisse des revenus de la Caisse d’Epargne est passée de 18 % à 16 %, tandis que celle de Banque Populaire a été ramenée à 9 % contre 14 %. Elle est plus significative encore sur la marge nette d’intérêt, passée d’une baisse de 34 % au premier semestre à un recul de 24 % sur neuf mois, laissant à penser que l’effet positif du repricing des actifs commence à se faire sentir.

 

Plus de 700 000 nouveaux clients et une solvabilité renforcée

 

Évidemment, voir le produit net bancaire de BPCE refluer de presque 10 % quand le groupe Crédit Agricole, autre grande banque mutualiste, voit le sien progresser d’autant peut surprendre. Cela s’explique par le fait que BPCE est bien plus exposé à la France et à son économie que son homologue qui bénéfice lui d’importants relais de croissance en banque de détail à l’international, notamment en Italie, où les règles en matière de crédit et d’épargne réglementée sont bien plus favorables.

Et pour autant, les résultats du troisième trimestre de BPCE comportent eux-aussi plusieurs points positifs. La conquête commerciale en fait partie. Le groupe affiche 730 000 nouveaux clients depuis le début de l’année. Ses dépôts progressent de 2 % sur un an, atteignant 669 milliards d’euros à fin septembre. Tandis que le pôle Global Financial Services, qui regroupe les activités de gestion d’actifs et de fortune ainsi que les activités de la banque de grande clientèle de Natixis, a vu ses revenus augmenter de 2 % au troisième trimestre. Avec notamment un bon comportement des activités d’Investment banking, en hausse de 11 % sur neuf mois, portées par l’activité de Debt Capital Markets de financement des entreprises via l’émission de dette, mais aussi une activité soutenue des boutiques M & A (notamment Fenchurch, Azure capital et Natixis Partners France).

A côté de cela, le coût du risque du groupe présidé par Nicolas Namias demeure très inférieur à celui des banques françaises cotées, à seulement 15 points de base des encours bruts de la clientèle au troisième trimestre, à comparer aux 25 points de base de Crédit Agricole, aux 21 points de base de Société Générale ou aux 33 points de base de BNP Paribas. Tandis que malgré un contexte d’inflation élevée, les frais de gestion sont demeurés maîtrisés dans tous les métiers. Ils ont reculé de 3 % sur le trimestre écoulé, permettant de limiter la hausse du coefficient d’exploitation.

"Nous pilotons activement nos équilibres financiers afin de préparer l’avenir avec confiance, en gérant nos charges à la baisse et en renforçant notre solidité financière, qui gagne 20 points de base ce trimestre pour s’établir au meilleur niveau européen", a ainsi commenté le président du directoire de BPCE. Le ratio de solvabilité CET1 (Common equity tier1) du groupe BPCE s’est hissé à 15,4 % à fin septembre, contre 15,2 % à fin juin, un écart généré grâce au résultat net du trimestre.

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