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Macro-économie / Taux / TotalEnergies / neutralité carbone

Macro-économie / Taux
TotalEnergies / neutralité carbone

Neutralité carbone : les trois scénarios de TotalEnergies pour la planète / L'indispensable soutien au "Sud global"

Le groupe a présenté trois chemins possibles pour la décarbonation du système énergétique mondial d’ici à 2050. Seul l’un d’entre eux, nommé "Rupture", permettrait une réduction des émissions de gaz à effet de serre compatible avec une hausse moyenne des températures à la surface du globe inférieure à 2°C en 2100 par rapport aux niveaux préindustriels. Il suppose, notamment, que les pays riches viennent en aide au "Sud global".
Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies - Jason LEYSNER / AFP
Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies - Jason LEYSNER / AFP

Limiter la hausse de la température moyenne mondiale à un niveau inférieur à 2°C (objectif de l'Accord de Paris), par rapport aux niveaux préindustriels, en 2100 s’avérera peu aisé. C’est ce qui émane de la cinquième édition du TotalEnergies Energy Outlook présentant des scénarios d’évolution et de la demande du système énergétique mondial. Le groupe perçoit trois chemins que la planète pourrait emprunter en termes de mix-énergétique selon une multitude de variables. Il distingue d’abord trois zones géographiques : les quarante pays (essentiellement de l’OCDE) ayant pris l’engagement d’atteindre la neutralité carbone nette d’ici 2050 (NZ50), la Chine et le reste du monde aussi appelé "Global South".

Alors qu’atteindre la neutralité carbone en 2050 est indispensable pour limiter la croissance des températures à la surface du globe et les retombées extrêmement néfastes qui y sont associées, le scénario "Tendances Actuelles" apparaît non soutenable. Prolongeant les tendances actuelles de transformation du système énergétique (demande mondiale d’énergie primaire composée à 70 % d’énergies fossiles en 2050 contre 80 % aujourd’hui), il provoquera une augmentation de la température supérieure à 3°C. "Notre défi collectif est de s’éloigner du scénario ‘tendances actuelles’ sans mettre en péril la croissance des pays émergents et manière acceptable pour les pays les plus avancés ", a déclaré Helle Kristoffersen, directrice générale Strategy & Sustainability de TotalEnergies. L’entreprise multi-énergies rappelle que le niveau de vie devrait plus que doubler dans le ‘Global South’, et la demande d’énergie augmenter de plus de 70 % ; alors qu’elle sera stable en Chine et décroîtra de 20 % dans les pays NZ50.

Un deuxième scénario nommé "Momentum" fait le pari que le mix-énergétique mondial sera composé à 55 % d’énergies fossiles en 2050, ce qui là encore ne permettrait pas de respecter l'Accord de Paris (la hausse des températures associée en 2100 serait de 2,1°C – 2,2°C). "La décarbonation des pays NZ50 et de la Chine est nécessaire, mais pas suffisante ", explique TotalEnergies.

Vient alors le scénario "Rupture", lequel permettrait de limiter à un étiage inférieur à 2°C la hausse des températures. Impliquant une réduction de moitié des énergies fossiles dans le mix énergétique mondial (40 %) avec une division par deux de la demande produits pétroliers en 28 ans, il suppose, entre autres, "une large diffusion à l’ensemble du monde des leviers de la décarbonation développés par les pays NZ50 et de la Chine, tout en répondant aux attentes légitimes de croissance du ‘Global South’" mais aussi "une pénétration accrue de l’électricité et des énergies renouvelables dans le ‘Global South' ou encore "l’extension de la révolution dans les transports augmentation de la pénétration des véhicules électriques dans le monde entier et des carburants liquides durables dans l’aviation et la marine".

Une telle transition ne se fera pas sans que les pays riches soutiennent le "Global South", d’après TotalEnergies, ce en favorisant "une transition énergétique juste (via des investissements, des transferts de technologie, de la formation…)". Pour le Sud Global, les énergies fossiles apparaissent comme une solution à la fois domestique et peu coûteuse dans un contexte de croissance importante de la population (1,7 milliard d’ici à 2050, soit la totalité de l’augmentation de la population mondiale). De sorte que, "des transferts financiers sont indispensables pour les orienter vers les énergies bas carbone", indique TotalEnergies, qui met également en avant le "développement de garanties financières multilatérales indispensables au financement des projets".

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