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Moody's / neutralité carbone
Moody's tire le signal d'alarme climatique pour le secteur financier
Moody’s dresse le constat que les acteurs financiers de pays du G20 sont très exposés aux risques liés aux émissions de carbone. Sont concernés tant les assureurs, que les banques ou encore les sociétés de gestion et ce pour une exposition totale qui est chiffrée à 20 000 milliards de dollars. Les trois secteurs d’activité précédemment cités ne sont bien sûr pas exactement exposés de la même façon à ces risques : l’agence de notation établie qui si environ 20 % du portefeuille du secteur financier est exposé, ce chiffre monte jusqu’à 28 % lorsqu’on considère le seul secteur de la gestion d’actifs.
Dans le même temps pour le secteur bancaire, cela se chiffre à 19 % des prêts consentis et pour les assureurs à 13 % du portefeuille total. Et lorsque l’on s’attache au secteur d’où provient ce risque, l’on remarque que si le secteur manufacturier est source d’une majeure partie de l’exposition au risque pour les banques et les gestionnaires d’actifs, a contrario c’est le secteur de la production d'électricité et des services qui y sont liés qui exposent le plus les assureurs au risque.
Si la démarche de Moody's dans le cadre de la préparation de la COP26 montre certains risques liés à une exposition trop forte aux émissions carbone, cette lutte représente également une opportunité. Les entreprises qui seront capables d’effectuer cette transition verront de facto leur position concurrentielle s’améliorer. De la même façon, si les contraintes réglementaires se font plus fortes sur les considérations environnementales, ils influeront sur les arbitrages des investisseurs et nécessiteront une adaptation de la mesure des risques par les acteurs financiers. Une fois ce travail interne réalisé, de nouvelles possibilités en termes de financement s’ouvrent à eux, tant pour le développement de marchés de capitaux "verts", que pour construire des modèles économiques d’entreprise avec de faibles émissions.
Néanmoins pour le secteur de l’assurance en particulier, l’équilibre entre les attentes du régulateur, l’évolution du climat et la couverture du risque pourrait faire disparaître la possibilité de couvrir certains risques puisque devenus beaucoup trop coûteux.
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