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Macro-économie / Taux / Ademe / climat / PIB / France

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Ademe / climat / PIB / France

France : le coût vertigineux qu'aurait l’absence de transition climatique / L’Ademe parle de 7 points de PIB par an en moins d’ici 2100

En l’absence de toute nouvelle politique de transition et une conservation du mix énergétique tel qu’il est à ce jour, les pertes pour l’économie française pourraient s’élever à près de 7 points d’activité annuelle d’ici la fin du siècle, par rapport à une transition ordonnée, d’après un rapport de l’Ademe. 
Idhir Baha / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Idhir Baha / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’objectif de la neutralité carbone d’ici à 2050 est clairement fondé sur le plan économique pour la France. Dans un rapport, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) montre que l’absence de nouvelle politique de transition (après 2022) et une conservation du mix énergétique tel qu’il est à ce jour coûterait près de 7 points de Produit intérieur brut (PIB) annuels, dont 1 point lié au gel des politiques de transition et 6 points de PIB du fait des coûts des dommages additionnels, par rapport à une transition ordonnée. 

 "La première conséquence d’un tel scénario "est de renoncer à des politiques climatiques qui ont un impact macroéconomique bénéfique. Mais surtout, les trajectoires de température divergent significativement à partir de 2030 [en 2100, la hausse moyenne au niveau mondial serait de 3 °C contre environ 1,5°C dans le cas d’une neutralité carbone en 2050, ndlr] et le coût des dommages additionnels observés alors monte progressivement en charge", soutient le rapport de l’Ademe. 

Ces dommages concernent aussi bien les catastrophes naturelles se produisant dans le reste du monde qui affectent les exportations françaises, la baisse des rendements agricoles, les coûts directs des catastrophes naturelles en France ou encore la montée du niveau de la mer. Si dans ce scénario, les entreprises pétro-gazières seraient les seules à voir leur production augmenter en 2100, elles sont rejointes par celles du secteur de l'électricité en ce qui concerne la valeur ajoutée produite (elle apparaîtrait en hausse pour les deux secteurs en 2100 par rapport à une transition ordonnée). Cela s'explique par le fait qu'en cas de stabilité du mix énergétique, "l'ensemble du secteur demande à production donnée, demande moins de consommation intermédiaires que dans le scénario de transition".

Pour ce qui est du marché du travail, "les destructions d'emplois et la baisse de l'investissement sont principalement concentrées dans le secteur des services, bien que celui-ci ne soit pas directement exposé aux risques physiques [près de 1,5 million d'emplois en moins en 2100 par rapport à la transition ordonnée, ndlr] ", ajoute l'Ademe. Cette dernière définit les risques physiques comme étant causés par des événements climatiques et météorologiques, qu’ils soient aigus (c’est-à-dire matérialisés par des événements de courte durée, de fréquence et d’intensité variables) ou chroniques (c’est-à-dire matérialisés par des évolutions progressives de phénomènes périodiques déjà existants).

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