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Accor / Sébastien Bazin / résultats annuels

Accor franchit avec (un grand) succès la première marche de son plan stratégique / Stabilité et exécution, les mots d’ordre de Sébastien Bazin pour 2024

Accor voit l’avenir avec sérénité. Pour la première fois de son histoire, il a franchi la barre du milliard d’euros d’excédent brut d’exploitation et a enregistré un cash-flow record. Le résultat d’une transformation qui porte désormais ses fruits et qui permet au géant de l’hôtellerie de valider haut la main la première année d’exécution de sa stratégie 2023-2027. Et le patron d’Accor promet un millésime 2024 encore meilleur.
Sébastien Bazin. président-directeur général d'Accor (Photo by Eric PIERMONT / AFP)
Sébastien Bazin. président-directeur général d'Accor (Photo by Eric PIERMONT / AFP)

Promesses tenues et même au-delà. Pour la première fois de son histoire, le groupe Accor a franchi, l’année dernière, la barre du milliard d’euros d’excédent brut d’exploitation (1,003 milliard d’euros exactement) en hausse de 55 % sur un an, pour une marge qui atteint désormais les 20 % contre 16 % en 2022. Un résultat supérieur aux perspectives que s’était fixé le géant de l’hôtellerie lui-même, celui-ci tablant encore il y a quelques mois sur une fourchette comprise entre 955 et 985 millions d’euros. Le bénéfice net fait quant à lui un bond spectaculaire de 57 % sur la période à 633 millions d’euros.

 

Une capacité à s’adapter

 

Pour Martine Gerow, la directrice financière du groupe, il s’agit de la démonstration parfaite "du redressement durable de l’activité et de la pertinence du modèle Asset light d’Accor soutenue par une demande résolument solide ", a-t-elle expliqué lors de la présentation des résultats annuels du groupe. Interrogé par WanSquare, le président-directeur général, Sébastien Bazin, affiche quant à lui sa sérénité pour l’avenir. "Malgré une année 2023 très chahutée d’un point de vue macroéconomique, nous n’avons pas raté la première marche de notre nouveau plan stratégique présenté lors du Capital Market Day en juin dernier. C’est la preuve que nous sommes capables de naviguer en eaux troubles et d’être agiles en nous adaptant quelles que soient les circonstances. Cela signifie aussi que nous pouvons aller encore plus loin dans un contexte où l’inflation devrait ralentir cette année ", prédit-il.

 

Une stratégie qui marche

 

De fait, la stratégie de transformation du groupe, engagée il y a dix ans dès son arrivée à la tête du groupe, et aboutissant notamment à une réorganisation de ses activités et à la vente des murs des hôtels pour n’en gérer que le business, s’est avérée payante : le chiffre d’affaires du segment "Management et Franchise", a gagné 29 % en un an à périmètre et change constants, à 1,3 milliard d’euros. Certes, cette transformation a mis du temps à être comprise par les investisseurs, mais le titre du groupe, après avoir été sorti du CAC 40 en 2020, poursuit sa remontée gagnant 64,7 % depuis le 1er janvier 2023, et prenant encore 5,35 % ce jeudi midi après l’annonce des résultats.

Il faut dire que d’autres records ont été établis l’année dernière, comme celui du chiffre d’affaires qui a atteint 5,056 milliards d’euros, en hausse de 18 % sur un an à périmètre et change constants. Cette augmentation se décline en une progression de 17 % pour la division Premium, Milieu de Gamme et Économique (PME, 2,96 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 59 % de celui du groupe) et de 22 % pour la division Luxe et Lifestyle (chiffre d’affaires de 2,175 milliards d’euros soit 41 % des revenus d’Accor).

 

Hausse des prix et du taux d’occupation

 

Une croissance équilibrée qui a pour résultat d’offrir au géant de l’hôtellerie un cash-flow jamais vu de 596 millions d’euros, soit un gain de 225 millions d’euros par rapport à 2022 et en ligne avec son objectif supérieur à 55 % (à 59 %).

Au quatrième trimestre, le RevPar (revenu par chambre, indicateur phare du secteur) de la division PME a progressé de 12 % par rapport à la même période l’année dernière, tiré par la hausse des prix (d’environ 12 % sur l’année pour l’ensemble du groupe) et l’amélioration constante depuis la crise sanitaire du taux d’occupation. L’on notera que dans la région Moyen-Orient, Afrique et Asie-Pacifique, celui-ci est en hausse de 19 % sur un an, bénéficiant du fort rebond de l’activité en Asie et ce, en dépit du conflit entre Israël et le Hamas, qui a très peu impacté l’entreprise. L’on soulignera également l’excellente performance du groupe au Brésil (65 % du chiffre d’affaires hébergement des hôtels de la région Amériques) dont le RevPar gagne 15 %.

 

Suivre le plan

 

Dans ce contexte, et compte tenu d’une progression encourageante du taux d’occupation en ce début d’année 2024 – le nombre de voyageurs est passé dans le monde de 409 millions en 2020 à 1,488 milliard aujourd’hui -, Accor aborde l’année avec confiance. "2024 sera encore meilleure que l’année 2023 d’autant que la croissance de la demande des voyageurs sera trois fois supérieure à l’offre hôtelière mondiale, ce qui bénéficiera à Accor et alors que de grands évènements se profilent tels que l’Euro 2024 en Allemagne ", a affirmé Sébastien Bazin. Les Jeux Olympiques ne devraient toutefois permettre qu’une croissance " relativement mineure " pour le groupe, selon la directrice financière, estimée à -1 %.

C’est donc logiquement qu’Accor a confirmé l’ensemble de ses perspectives annuelles annoncées lors du Capital Market Day. Pour mémoire, la croissance annuelle du RevPar est attendue entre 3 % et 4 %, la croissance de l’excédent brut d’exploitation entre 9 % et 12 % et une conversion de free cash-flow récurrent supérieure à 55 %, dans la droite ligne des objectifs fixés dans son plan stratégique.

Surtout, Accor va définitivement renouer avec le retour aux actionnaires en confirmant une distribution de 3 milliards d’euros sur la période 2023-2027, incluant un programme de rachat d’actions pour un montant d’environ 400 millions d’euros qui sera lancé cette année.

Pour y parvenir, les mots d’ordre du président-directeur général sont simples : "Stabilité et exécution de notre plan stratégique. Et cette année, nous reprendrons la promotion de la valeur des marques comme Novotel, Ibis, Pullman, Sofitel, etc, programme que l’on avait un peu mis de côté ces dernières années ", promet Sébastien Bazin.

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