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Le cercle vertueux de Spie s’accélère / Un cash-flow record pour alimenter la croissance externe
Spie aura connu une année 2023 exceptionnelle à plus d’un titre. Le leader européen indépendant des services multi techniques très présent dans les domaines de l’énergie et de la communication a connu l’an dernier une croissance organique exceptionnelle de 8,4%, il a dégagé un niveau record de free cash-flow de 427 millions d’euros, en hausse de 35,6% par rapport à 2022, et nettement au-dessus des attentes (le consensus des analystes visait 336 millions d’euros). De sorte que le groupe a pu ramener son levier d’endettement financier à un plus bas historique de 1,2 au 31 décembre 2023, contre un ratio déjà très bas de 1,6 un an plus tôt.
Et ce tandis que le résultat opérationnel (Ebita) du groupe a progressé de 14,3% pour s’élever 584,2 millions d'euros. Avec une marge de 6,7%, en hausse de 40 points de base sur la période, Spie a donc atteint avec deux ans d'avance le niveau visé par les dirigeants pour 2025. Si bien que le groupe a annoncé mercredi qu'il visait désormais une marge de 7% à cet horizon.
Plus que pour sa croissance organique, traditionnellement modeste, le modèle d’affaires de Spie dégage traditionnellement des marges élevées, génère du cash, tandis que la croissance passe essentiellement par des acquisitions. Le cercle vertueux s’est accéléré l’an dernier. Le groupe, qui a depuis novembre un nouveau responsable des fusions et acquisitions, a intensifié le rythme de ses acquisitions ciblées dites "bolt-on", avec neuf acquisitions réalisées représentant plus de 700 millions d'euros de production annuelle.
Effet prix
Le niveau inhabituellement élevé de la croissance organique a par ailleurs une explication. Il découle d’une " composante prix qui est un peu plus élevée que par le passé", a indiqué Gauthier Louette, le président-directeur général de Spie, lors d’une conférence téléphonique. Un effet prix "qui était accru cette année, réflétant évidemment le niveau d'inflation, et notre capacité à passer des hausses de prix auprès de nos clients", a précisé Jérôme Vanhove, le directeur financier du groupe. Et si la croissance totale, qui s’est établie à 7,6%, a été, de façon tout aussi inhabituelle, inférieure à la croissance organique, "cela est lié à l'effet de déconsolidation de nos activités au Royaume-Uni, qui ont été cédés à la fin décembre 2022", 2023 étant le premier exercice sans cette activité, ce qui a pesé pour 3,1% en négatif sur la croissance, a-t-il ajouté.
Ainsi, tandis que le groupe poursuivait ses acquisitions pour alimenter sa croissance tout en conservant une structure de bilan très saine, il a démontré l’an dernier " une excellente capacité à faire progresser son chiffre d’affaires et sa profitabilité malgré un contexte inflationniste", note le cabinet Oddo BHF.
Pour 2024, Spie a indiqué viser une poursuite de la croissance organique de sa production, mais à un rythme inférieur à celui de 2023, et une nouvelle progression de sa marge d'Ebita, avec un taux de distribution du dividende proposé maintenu autour de 40% du résultat net ajusté. Sachant que le groupe prévoit de verser un dividende de 0,83 euro par action au titre de l'exercice 2023, en hausse de 13,7% par rapport à celui payé au titre de 2022.
Les investisseurs ont réservé un bel accueil à l’ensemble de ces nouvelles. L’action Spie a gagné 6,4% mercredi, à 32,8 euros, soit l'une des plus fortes hausses du SBF 120.
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