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Le redressement de Danone se confirme / Les volumes sont aux rendez-vous

Fort d’un solide premier trimestre, Danone a confirmé ses objectifs financiers pour l’ensemble de l’année 2024. Le retour à la croissance des volumes de ventes du groupe se confirme, en particulier dans ses activités de produits laitiers, point central de la stratégie de redressement menée depuis deux ans par Antoine de Saint-Affrique.
Antoine de Saint-Affrique, le directeur général de Danone - Photo by Alain JOCARD / AFP
Antoine de Saint-Affrique, le directeur général de Danone - Photo by Alain JOCARD / AFP

Le retour à la croissance des volumes de Danone au dernier trimestre de 2023 n’était pas un accident. Le deuxième groupe agroalimentaire français (il s’est fait dépasser en 2022 par Lactalis) a réédité cette performance au premier trimestre 2024 en réalisant un chiffre d’affaires de 6,79 milliards d’euros, en croissance organique (à périmètre et taux de change constants) de 4,1% par rapport à la même période de 2023. La composante clé de cette progression étant donc l’effet "volume/mix", défini comme la contribution des volumes et de l’orientation des ventes vers des produits plus chers, passé de 0,8% au quatrième trimestre 2023, à 1,2%.

D’ailleurs, cet effet volume/mix s’avère positif dans chacun des métiers, que ce soit dans l’activité de produits laitiers frais et d’origine végétale (désignée sous l’acronyme EDP, pour Essential Dairy and Plant Based), où il s’est élevé à 0,8%, la division nutrition spécialisée (+0,3%) ou le pôle eaux (+3,9%). Dans le même temps, l’activité a été "portée par l’ensemble des géographies", observe le cabinet TP Icap Midcap, entre la hausse de 2,8% de la croissance organique en Europe, celle de 2,5% enregistrée en Amérique du Nord, et les fortes progressions de 8,9% et de 6% en "Chine, Asie du Nord & Océanie" et dans le "Reste du monde" respectivement.

Le résultat est que les ventes des trois premiers mois de l’année ont nettement dépassé les attentes. Selon le consensus établi par FactSet, les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 6,72 milliards d'euros et sur une croissance organique de 3,2%. Un écart par rapport aux anticipations assez logiquement apprécié par les investisseurs : l'action Danone gagnait 1,6% à 60 euros jeudi matin.

"Le ton confiant sur le fait que ‘tout se passe comme prévu’ est étayé par les performances accomplies dans les domaines clés", commente Jefferies. La banque rappelle à cet égard que les volumes de la branche EDP, qui est au cœur de la nouvelle stratégie "Renew Danone" présentée il y a deux ans par Antoine de Saint-Affrique, sont "suffisamment bons". D’autre part, le rétablissement de la marque Mizone sur le marché chinois des boissons vitaminées, "également un thème clé, est très solide", ajoute la banque.

Seul bémol, la baisse des volumes en Europe. Mais celle-ci peut être relativisée dans la mesure où elle est attribuée par le groupe à des "perturbations temporaires dans les expéditions". "Nous comprenons qu'il s'agit d'un ralentissement des achats au cours des négociations avec les détaillants au premier trimestre, et non de déréférencements. Cela devrait permettre de rattraper les niveaux d'expédition au deuxième trimestre", poursuit Jefferies.

Dans ces conditions, Danone a confirmé jeudi ses objectifs financiers pour l'année en cours, tablant toujours sur une croissance organique de son chiffre d'affaires comprise entre 3% et 5% et sur une amélioration modérée de sa marge opérationnelle courante.

Sans oublier par ailleurs que la stratégie menée de rétablissement d’un cercle vertueux de croissance rentable régulière s’appuie également sur la cession des actifs non performants. Des étapes clés ont été franchies au premier trimestre avec les ventes réussies des produits laitiers bio américains et de Michel & Augustin. Le groupe a par ailleurs reçu le feu vert pour céder ses activités EDP en Russie. Un risque en moins, dans la mesure où si les autorités russes en avaient pris le contrôle opérationnel, Danone restait le propriétaire légal de ces activités.

C’est donc avec le sentiment du devoir pour une bonne part accompli que le groupe pourra détailler les prochaines étapes de sa stratégie lors du séminaire investisseurs qu’il a prévu de tenir en juin.

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