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Les encours d’Amundi à leur plus haut niveau historique / Un début d’année "particulièrement intense"

Amundi a atteint un niveau d'encours sous gestion record au premier trimestre, porté par la bonne orientation des marchés et une collecte surprenante. Cette activité a permis une croissance des commissions de gestion qui s’est répercutée sur la rentabilité, également supérieur aux attentes. Très active par ailleurs sur le front stratégique, la filiale de gestion du Crédit Agricole semble déjà en bonne voie d’atteindre ses objectifs à horizon 2025.
Valérie Baudson, la directrice générale d'Amundi - Photo by Vernon Yuen / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Valérie Baudson, la directrice générale d'Amundi - Photo by Vernon Yuen / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Amundi a débuté l’année 2024 sur des bases élevées. Le gestionnaire d’actifs du groupe Crédit Agricole a porté ses encours sous gestion à un niveau record de 2 116 milliards d’euros au premier trimestre. Ce montant historique, qui reflète une hausse de 9,4% sur un an, de 4% d’un trimestre à l’autre, se situe 2% au-dessus des attentes du consensus des analystes.

Compte tenu de l’orientation très favorable des marchés financiers depuis le début de l’année, il n’est pas surprenant que la hausse résulte en grande partie d’un effet de marché (et de change) qui s’est élevé à 63 milliards d’euros, tandis que la collecte nette à atteint 16,6 milliards d'euros, à la surprise des analystes, qui anticipaient au contraire une décollecte.

Certes, comme le notent les analystes d’UBS, par catégorie d’actifs "8,7 milliards d’euros proviennent de produits de trésorerie". Les produits obligataires et monétaires d'Amundi ont obtenu les faveurs des investisseurs dans un contexte d'aversion au risque et de taux d'intérêt élevés persistant et favorable à ces stratégie.

En comparaison, les actifs moyen long terme (MLT) ont enregistré une collecte plus modeste de 3,4 milliards d’euros, mais néanmoins appréciable. D’autant qu’au sein de ces actifs MLT, à 1,3 milliard d’euros, "les flux nets entrants de la gestion active sont devenus positifs pour la première fois depuis le troisième trimestre 2012", constate pour sa part Jefferies.

"Notre collecte est très équilibrée entre grands segments de clientèle, expertises et géographies", a souligné Valérie Baudson, la directrice générale d’Amundi, soulignant la forte dynamique commerciale de ce début d’année "particulièrement intense". Et une intensité qui s’est répercutée favorablement sur la rentabilité, grâce à la croissance de commissions de gestion ayant progressé de 4% à 766 millions d'euros.

En hausse de 6% sur un an, le résultat net du premier trimestre a atteint 318 millions d’euros, dépassant les 314 millions d’euros attendus par les analystes. En dépit d’une hausse des coûts un peu supérieure aux attentes, "l'inflation des charges d'exploitation est restée sous contrôle puisqu'Amundi a continué à générer un effet de ciseau positif ce trimestre", observe le cabinet de recherche indépendant AlphaValue. Cet effet ciseaux s’est traduit par une amélioration du coefficient d’exploitation, à 53,3%.

Le début d’année a par ailleurs particulièrement actif sur le front stratégique avec les rachats du spécialiste suisse de la multi-gestion en actifs réels Alpha Associates suivi de l’accord capitalistique et commercial conclu avec le gérant américain Victory Capital.

Soit deux transactions stratégiques apportant "de forts vents favorables", souligne AlphaValue. Et qui, combinés aux leviers de croissance organique dont dispose déjà le groupe, que ce soit en Asie, ou via le développement des ETF et de sa filiale Amundi Technology, le placent déjà en bonne position d’atteindre ses objectifs 2025. A savoir, une croissance moyenne annuelle de 5% du résultat net et un coefficient d’exploitation inférieur à 53%.

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