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Le sommet Choose France bat (encore) son record / Une nouvelle édition sous le signe (surtout) des réengagements
D’année en année, Choose France devient de plus en plus incontournable pour l’économie française. La 7e édition du sommet organisé à Versailles ce lundi devrait donc établir un nouveau record. Ce sont 15 milliards d’euros d’investissements pour 56 projets, soit deux fois plus que l’année dernière, qui devraient être officiellement annoncés par le président de la République, Emmanuel Macron, ce soir.
Pour mémoire, l’année dernière, 13 milliards d’euros d’investissements avaient été décidés et 10,8 milliards d’euros en 2022. Comme WanSquare l’écrivait la semaine dernière, 180 grands patrons étrangers sont attendus aujourd’hui au Château de Versailles. Un nombre plus restreint que l’année dernière (200 en 2023) mais qui s’explique. "Nous avons été victimes de notre succès. Nous avons reçu un nombre inattendu de demandes de participation, dépassant toutes les précédentes éditions. Mais par souci de qualité, nous avons décidé de limiter le nombre de participants ", expliquait-on alors à l’Elysée.
Parmi eux, un tiers des plus grands dirigeants de la planète participeront à Choose France pour la première fois. La moitié est non-européenne, 20 % venant d’Amérique du Nord, 20 % d’Asie.
La part belle à l’Intelligence artificielle
Mais l’évènement qui a pour thème "France, terre de Champions" devrait surtout être l’occasion pour les grandes entreprises, déjà implantées dans l’Hexagone, d’y renforcer leur présence.
Ce sera le cas par exemple d’Amazon qui prévoit 1,3 milliard d’euros d’investissements dans son réseau logistique. "C’est une très bonne nouvelle, car jusque-là, Amazon avait plutôt choisi d’autres pays que la France pour développer son réseau logistique. L’autre volet de l’investissement, porté par la branche Amazon Web Services, vise à développer l’infrastructure cloud d’Amazon, plus précisément pour soutenir le développement des capacités françaises en matière d’intelligence artificielle et d’informatique en réseau", nous explique-t-on dans l’entourage du président de la République.
Même chose concernant Microsoft qui devrait annoncer un investissement de 4 milliards d’euros dans le développement de data centers en France d’ici 2027 – le plus important réalisé par la multinationale dans l’Hexagone -, et notamment avec un nouveau centre de données qui doit être implanté dans l’Est de la France, tandis que les sites existants seront étendus. L’américain Equinix va quant à lui miser 630 millions d’euros dans un nouveau data center tandis que le géant japonais des télécommunications, KKDI, compte investir un milliard d’euros pour son activité dans l’IA. "Dans l’informatique quantique, nous avons également IQM (100 millions d’euros), qui est une entreprise finlandaise qui, elle, va se développer plutôt dans la région de Grenoble pour faire de la production du quantique et développer une pré-ligne de production sur un ordinateur quantique", poursuit l’Elysée.
Accélération de la décarbonation
Dans la décarbonation, le groupe franco-belge, Solvay, veut convertir son usine de La Rochelle en une nouvelle activité verte (terres rares) pour 100 millions d’euros. Par ailleurs, le chinois Changyuan Lico, en partenariat avec le français Axens, serait prêt à déployer 600 millions d’euros dans une usine. La start-up allemande Lilium veut elle aussi d’autres usines en France : 400 millions d’euros y seront consacrés pour une unité d’assemblage pour son avion électrique et une de reconditionnement de batteries.
Surtout, en santé, les grands groupes semblent répondre toujours présents. Ainsi, ce sont 500 millions d’euros supplémentaires que souhaite investir Pfizer et 365 millions d’euros pour AstraZeneca à Dunkerque. "C’est un investissement qui va permettre de décarboner la ligne de Dunkerque. Nous avons également GSK avec 140 millions d’euros. Des investissements additionnels, en particulier sur les sites, notamment sur le site d’Evreux. Et puis le dernier, Novartis dont Emmanuel Macron rencontrera le directeur général, avec 28 millions d’euros", détaille le cabinet du président de la République. Enfin, la start-up espagnole FertigHy, dans l’agroalimentaire, compte investir 1,3 milliard d’euros dans la Somme en faveur de l’agriculture décarbonée.
Une réindustrialisation mise à l’honneur aussi par la visite, ce lundi matin, du président de la République, dans une usine située dans la Marne de McCain alors que le groupe annoncera aussi un réinvestissement sur ses usines en France.
Des signatures de poids pour le rayonnement de la France
Cependant, de nouveaux investissements devraient aussi être annoncés à Versailles. Dans la décarbonation notamment, avec la start-up estonienne Skeleton Technologies, qui a choisi la France pour installer un centre de R & D et une usine de batteries, soit 600 millions d’euros d’investissements alors que l’entreprise suisse KL1 souhaite construire une unité de raffinage de nickel pour 300 millions d’euros.
L’on notera aussi des implantations certes plus symboliques mais tout aussi importantes pour l’aura de la France à l’international : Accenture va annoncer l’ouverture de deux centres d’intelligence artificielle générative à Paris et à Sophia Antipolis. IBM serait prêt à investir 45 millions d’euros dans la création d’un centre de R&D à Saclay. Son patron Arvind Krishna devrait d’ailleurs faire partie des heureux privilégiés à obtenir un tête-à-tête avec le président de la République ce lundi. "Une très grosse signature qui s’installe en France, donc ça veut dire qu’il va développer ses activités en France", se félicite-t-on à l’Elysée.
Le secteur de la finance ne sera pas en reste. Le groupe américain Morgan Stanley va ouvrir un campus européen visant à créer un hub européen des activités de marché et développer le centre mondial de recherche financière. La banque First Abu Dhabi Bank a quant à elle l’intention d’ouvrir prochainement un bureau à Paris.
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