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Engie encaisse la normalisation du marché de l’énergie / Tandis que le Renouvelable prend progressivement le dessus

Engie a largement amorti au premier trimestre la normalisation du marché de l’énergie. La baisse des prix et le recul de la volatilité n’ont que peu affecté ses résultats. Le groupe le doit certes en partie à des éléments non récurrent "de timing", mais la montée en puissance de l’activité Renouvelable et son avènement en tant que premier de ses métiers constituent les faits les plus marquants.
Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie - Photo by LOIC VENANCE / AFP
Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie - Photo by LOIC VENANCE / AFP

Après un exercice 2023 durant lequel Engie s’était particulièrement bien accommodé de la volatilité des marchés de l’énergie, le groupe s’en est également plutôt bien tiré dans le contexte de normalisation du début d’année 2024. Cette normalisation se caractérisant par une baisse de la volatilité et des prix de marché.

Or, si ce reflux a logiquement pesé sur le chiffre d’affaires, qui a nettement reculé, de 24,6% à 22 milliards d’euros au premier trimestre, les résultats n’ont quasiment pas bougé. Au cours des trois premiers mois de 2024, le résultat opérationnel courant hors nucléaire n’a diminué sur un an que de 3,2% en données publiées et de 3,7% sur une base organique, à 3,71 milliards d'euros. Tandis que l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a baissé sur un an de 1,2% en données publiées et de 1,9% à périmètre et changes constants, à 4,8 milliards d'euros.

Deux explications principales à cela. La première, le pôle GEMS (pour "Global Energy Management & Sales"), qui porte l’optimisation du parc de production sur les marchés et les activités de ventes d’énergie auprès des grands comptes a été soutenu par plusieurs éléments. Il s’agit d’une part des relâchements de réserves de marché en lien avec l’accélération de la normalisation des conditions de marché. Et d’autre part d’ "effets timing" positifs sur le résultat mais qui devraient se renverser au second semestre.

Dans le même temps, la meilleure performance du trimestre est à mettre au crédit de la division "Flex Gen" de production dite flexible, qui comprend les activités de stockage par batterie, de pompage-turbinage, les centrales à gaz ou la désalinisation, dont le résultat opérationnel courant a bondi de 17,6%, pour s’élever à 637 millions d’euros.

 

7 gigawatts de capacités renouvelables en construction

 

Mais ce qui retient le plus l’attention, est la nouvelle progression du résultat de la branche Renouvelable, de 11,5%, à 712 millions d’euros, celle-ci rivalisant désormais avec l’activité historique d’Infrastructure, dont le résultat a reflué de 15,4% à 779 millions d’euros. Et si l’on tient compte du fait que le résultat de l’entité GEMS se serait situé aux alentours de 500 millions d’euros (au lieu de 1,46 milliard d’euros) hors éléments non récurrent et "effet timing", on comprend que l’avènement du Renouvelable en tant que premier métier d’Engie est en cours, si ce n’est déjà avéré.

La montée en puissance se poursuit en tout cas. Engie a ajouté 0,7 gigawatts de capacités renouvelables au premier trimestre 2024 portant la capacité totale installée du groupe à 42,1 GW.  "Nous avons poursuivi la mise en œuvre de notre plan stratégique avec 7 gigawatts de capacités renouvelables en construction, en bonne voie pour maintenir notre rythme de 4 GW de capacités additionnelles", a indiqué Catherine MacGregor, la directrice générale de l’entreprise. Ces 4 GW étant l’objectif fixé en moyenne par an jusqu’en 2025.

Une trajectoire qui participe à la confirmation des objectif financiers du groupe pour 2024. Engie vise toujours un résultat net récurrent part du groupe compris entre 4,2 milliards et 4,8 milliards d'euros et un résultat opérationnel courant (hors activité nucléaire contractualisée avec l’Etat belge) de 7,5 milliards à 8,5 milliards d'euros.

En notant par ailleurs, que "la bonne performance en matière de génération de flux de trésorerie grâce à une reprise du fonds de roulement a permis de maintenir la dette nette à un faible niveau", note le cabinet Oddo BHF. Celle-ci est passé de 29,5 milliards d’euros en 2023 à 27,6 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2024.

 

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