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Macro-économie / Taux / réindustrialisation / France / direction générale des entreprisees / emplois

Macro-économie / Taux
réindustrialisation / France / direction générale des entreprisees / emplois

Une étude de Bercy s'essaie à mesurer la réindustrialisation plus finement / En 2022, l'industrie aurait enregistré plus de 100.000 créations d'emplois

Depuis près de 15 ans en France, la désindustrialisation aurait laissé place à une réindustrialisation qui a su s'imposer en tant qu'axe majeur de la politique économique. Cependant, les indicateurs existants classifient difficilement la réalité industrielle récente. Effectivement, l’inflexion de la réindustrialisation apparaît dès 2015 selon la Direction générale des entreprises (DGE) tandis que celle-ci n'arrive qu'en 2017, d'après les données de l'Insee.
Usine Renault près de Caen - LOU BENOIST / AFP
Usine Renault près de Caen - LOU BENOIST / AFP

A Bercy, la réindustrialisation fait l'objet d'une attention toute particulière. Une étude de la Direction générale des entreprises s'est notamment concentrée sur la dimension de l'emploi. "La frontière entre l’industrie et les services a eu tendance à se brouiller", soutient l'étude, qui estime que "l’industrie connait une tendance à la servicisation, c’est-à-dire une diversification de son activité au-delà de la production de biens manufacturés. Il en résulte que l’indicateur d’emploi dans les branches industrielles ne capte qu’imparfaitement la réindustrialisation"

 

Une distinction claire entre le domaine du service et celui de l'industrie 

 

Cette nouvelle classification traite ainsi les métiers industriels comme tels, cela comprend donc la réalisation de gestes manuels ou bien l’utilisation de compétences liées à l’industrie. Ces critères vont permettre, de pallier l’externalisation d’activités de services, qui, auparavant n’étaient pas incluses dans ce phénomène de réindustrialisation. Désormais, sont définis comme industriels les métiers qui comprennent “les ouvriers qualifiés et non-qualifiés, les techniciens et agents de maîtrise et les ingénieurs et cadres techniques de l’industrie”. 

Cette distinction permet de mettre en avant le fait que 40% des métiers industriels ne résident pas dans le domaine de l’industrie mais plutôt dans des secteurs commerciaux, scientifiques ou encore techniques qui font appel aux emplois industriels. Ainsi “dans le secteur de l’industrie, un métier sur deux est un métier industriel”.  

 

Un “bond” expliqué en partie par les méthodes d’évaluation  

 

Les métiers industriels, ont, en effet, vu leurs effectifs ouvriers augmenter drastiquement dans le domaine de l’électricité et de l’électronique avec une hausse de 32% des postes d’ouvriers non-qualifiés. 

La hausse de la réindustrialisation a su se caractériser dès 2015 avec 75.000 emplois industriels crées en moins de 5 ans, d’après le nouvel indicateur.  Ce rapport souligne aussi le rôle clé de l'industrie au sein de l'innovation française avec une dépense intérieure de recherche et développement expérimental des entreprises qui monte à 34,6 milliards d'euros en 2020 “dont 68 % est supporté par les entreprises de l’industrie manufacturière”.  

 

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