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Chez Engie, une bonne surprise peut en cacher une autre / Les activités renouvelables poursuivent leur essor

La baisse moins forte qu’anticipé de ses résultats du premier semestre 2024 permet à Engie de relever ses prévisions pour l’ensemble de l’année, ce qui pourrait aussi avoir des répercussions positives sur le dividende. Les activités Renouvelables poursuivent leur montée en puissance, avec plus de 1 gigawatt (GW) de capacités additionnelles installé en six mois.
Catherine macGregor, la directrice générale d'Engie - Photo by LOIC VENANCE / AFP
Catherine macGregor, la directrice générale d'Engie - Photo by LOIC VENANCE / AFP

Qu’on ne s’y trompe pas, la baisse des résultats du premier semestre 2024 d’Engie était prévisible et attendue. Elle s’avère même moins forte qu’anticipé. Sur la période, le résultat opérationnel courant (Ebit) du groupe (sans tenir compte de l’activité nucléaire, qui ne fait plus partie des métiers cœurs de l’entreprise, et a été contractualisée avec l’Etat belge) s’est établi à 5,62 milliards d’euros, en baisse sur un an de 16,2 %. A titre de comparaison, le cabinet Oddo BHF tablait sur 5,33 milliards d’euros.

Dans le même temps, le résultat net récurrent d’Engie a reculé à 3,8 milliard d’euros au premier semestre, contre 4 milliard d’euros un an plus tôt, là où Oddo BHF anticipait 3,29 milliards d’euros. "Bonne surprise, la plupart des divisions ont affiché des résultats supérieurs à nos prévisions", commente le bureau d’analystes.

A la différence de l’an dernier, les activités de trading et de gestions des actifs énergétiques, regroupées dans la division "Global Energy Management and Sales" (GEMS), ne profitent plus de l’effet d’aubaine des prix de l’énergie élevés et volatils qui avaient caractérisés le premier semestre. L’Ebit de l’activité GEMS a donc reculé de 38,1 % sur un an, à 1,95 milliard d’euros.

Mais le plus important est ailleurs. La division Renouvelables, priorité stratégique de l’entreprise dirigée par Catherine MacGregor, poursuit sa montée en puissance : son Ebit a progressé de 11,1 % sur un an en publié et de 5,7 % en organique, à 1,33 milliard d’euros. Une croissance soutenue par des conditions hydrologiques favorables et la mise en service de nouveaux projets. "Les activités renouvelables ont progressé de manière significative, avec plus de 1 gigawatt (GW) de capacités additionnelles installé sur la période et près de 7 GW en cours de construction à fin juin", a souligné la patronne du groupe.

Cerise sur le gâteau, le résultat opérationnel courant de la division Flex Gen, qui comprend notamment les centrales à gaz et le stockage par batterie, s’est beaucoup mieux comporté que prévu avec une progression sur un an de 25,8 %, à 957 millions d’euros.

Fort de ces performances supérieures à ses propres attentes, le groupe a relevé ses prévisions pour l’année entière. Pour 2024, Engie prévoit désormais un résultat net récurrent part du groupe compris entre 5 milliards et 5,6 milliards d’euros (il visait entre 4,2 et 4,8 milliards d’euros auparavant) et un Ebit hors nucléaire entre 8,2 milliards et 9,2 milliards d’euros (au lieu d’entre 7,5 milliards et 8,5 milliards d’euros). De quoi laisser espérer aussi un futur relèvement du dividende.

De bonne nouvelles qui enchantent visiblement les investisseurs, l’action Engie gagnant 4 %, à 15,09 euros, en tête du CAC 40. Et de nature aussi à réjouir l’Etat français, premier actionnaire du groupe avec 23,64 % du capital et qui accueillerait favorablement une rentrée d’argent supplémentaire vu la situation de ses finances.

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