Macro-économie / Taux / Balance commerciale
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Balance commerciale
France : le déficit de la balance commerciale se résorbe quelque peu / Le secteur manufacturier y contribue
La balance commerciale française connaît des jours meilleurs. Au cours des six premiers mois de l’année 2024, le déficit des échanges de marchandises avec le reste du monde a atteint 28,3 milliards d’euros, d’après les données publiées par les Banque de France. Cela représente un recul de 6,1 milliards d’euros par rapport à la période comprise entre juillet et décembre 2023. “Les résultats du commerce extérieur de la France au 1er semestre 2024 […] le montrent : la France a des appuis solides dans un contexte international chamboulé”, a commenté Franck Riester, ministre démissionnaire du Commerce extérieur, de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger.
Cette résorption partielle du déficit provient majoritairement de l’évolution de la situation du côté de l’industrie manufacturière hexagonale. En effet, les Douanes rapportent que les exportations ont crû sensiblement notamment au sein des secteurs de la métallurgie, des parfums et cosmétiques ainsi que de la pharmacie. “Le déficit commercial - hors matériel militaire et énergie - retrouve pour la première fois son niveau d’avant crise sanitaire”, a fait valoir Franck Riester.
Si l’on élargit la focale pour examiner l’ensemble de la balance des transactions courantes (solde des échanges de biens, mais aussi de services et de revenus avec le reste du monde), le déficit s’établit à 8,4 milliards d’euros au cours du premier semestre, contre 11 milliards d’euros durant les six mois précédents. Le secteur des services a relativement bien performé, son excédent ayant crû de 8,7 milliards d’euros. À noter qu’au sein de ce dernier, l’excédent du solde des services de voyages (tourisme et voyages professionnels pour l’essentiel) a progressé de 75 % (4,6 milliards d’euros) sur le semestre.
Pour mémoire, le déficit de la balance des transactions courantes ou déficit extérieur de la France s’affichait à 28,1 milliards d’euros en 2023, après 31,1 milliards d’euros en 2022. Ce déficit quasi-permanent a pour conséquence que la dette extérieure nette de l’Hexagone (montant des actifs que le reste du monde détient chez lui ajusté de celui qu’il détient à l’étranger) grossisse année après année (elle s'élevait à 792,9 milliards d'euros fin 2023).
D’après le rapport économique, social et financier 2024 (document produit par la Direction générale du Trésor dans le cadre du projet de loi de finances), le déficit de la balance des transactions courantes devrait refluer à 13,6 milliards d’euros cette année. "Les exportations en biens (+ 3,7 %) dépasseraient leur niveau de 2019, tirées par les exportations manufacturées (+ 3,9 %). Elles se montreraient à nouveau plus dynamiques que la demande mondiale adressée à la France (+ 3,0 %), confortant le regain partiel de parts de marché déjà amorcé en 2023, notamment dans l’aéronautique et l’automobile. En parallèle, les exportations de services (+ 2,3 %) reviendraient à un rythme plus tendanciel. Les exportations de tourisme (+ 5,3 %) continueraient de bénéficier d’un trafic international soutenu", prévoit la DG Trésor.
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