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Rubis va devoir défendre sa stratégie après un premier semestre mitigé / Un « Photosol day » très attendu
Les résultats du premier semestre 2024 de Rubis ne semblent pas de nature à faire taire les critiques sur la stratégie de l’opérateur français indépendant du secteur de l’énergie, dont le cours de Bourse chutait de 9% vendredi, à un peu moins de 26 euros.
L’entreprise a vu son résultat net reculer de 24% à 130 millions d'euros au premier semestre, contre 171 millions d'euros un an plus tôt. La cause réside néanmoins pour une bonne partie dans des éléments exceptionnels. En particulier, les charges financières ont grimpé à 50 millions d’euros sur le semestre écoulé, contre 36 millions d’euros à la même période de 2023, l’écart s’expliquant par la hausse des taux d'intérêts et une dette plus élevée dans la filiale renouvelable Photosol.
Conditions difficiles en Afrique
La dégradation opérationnelle est plus modérée. Le résultat brut d’exploitation a diminué de 12%, à 358 millions d’euros et le résultat opérationnel courant recule de 20%, à 257 millions d’euros. Et leur baisse se limite d’ailleurs à 1% et 5% respectivement sur une base comparable.
L’explication de cette détérioration réside dans des conditions opérationnelles difficiles dans l’activité de distribution d’énergie au Nigéria et au Kenya, associées à une forte volatilité des changes au Kenya.
Dans le même temps, l’activité renouvelable, qui doit constituer à terme un relais de croissance pour le groupe - qui s’est séparé cette année de sa participation de 55 % dans Rubis Terminal, son activité historique de stockage de produits liquides -, est encore trop jeune pour contribuer aux résultats à ce stade.
Photosol a généré une perte opérationnelle courante de 3 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, pour un chiffre d’affaires en légère baisse à 24 millions d’euros, contre 25 millions d’euros un an plus tôt, malgré une capacité installée de production d’électricité photovoltaïque en hausse de 17%, à 460 mégawatts-crête (ou MWc).
Un cash-flow toujours solide
Le groupe peut certes compter sur sa solide génération de cash-flow, en hausse de 6%, à 352 millions d’euros, pilier de sa politique de distribution d’un dividende en croissance. Il a aussi confirmé ses perspectives pour l’ensemble de 2024, à savoir un résultat brut d’exploitation compris entre 725 et 775 millions d’euros (contre 798 millions d’euros en 2023) et un résultat net stable (soit 354 millions d’euros). Avec une précision toutefois, la plus-value de cession de Rubis Terminal, estimée à 75 millions d’euros, est intégrée dans cette prévision de résultat net.
Surtout, les attentes sont fortes à l’approche du Capital Markets Day dédié à sa filiale Photosol que le groupe a prévu d’organiser le 17 septembre. Les associés commandités et gérants – le fondateur Gilles Gobin, son associé Jacques Riou et, depuis juillet 2023, Clarisse Gobin-Swiecznik, la fille de Gilles Gobin – devront convaincre des actionnaires et investisseurs qui s’impatientent du bien fondé de leurs ambitions dans le renouvelable, qui s’inscrivent dans le long terme.
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