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Rubis défend sa filiale solaire / Photosol maintient le cap malgré les défis à court terme

À l’occasion de son "Photosol Day", Rubis est semble-t-il parvenu à rassurer mardi sur le potentiel de sa filiale photovoltaïque, celle-ci maintenant le cap d’une stratégie de croissance ambitieuse malgré le décalage de ses objectifs à court terme. Les nouveaux objectifs annoncés pour 2027 sont jugés crédibles, tandis que les ambitions fixées pour l’horizon 2030 ont été confirmées.
Clarisse Gobin-Swiecznik, gérante de Rubis, lors du « Photosol Day » du 17 septembre 2024
Clarisse Gobin-Swiecznik, gérante de Rubis, lors du « Photosol Day » du 17 septembre 2024

Il est des avertissements aux conséquences limitées. Très attendue en raison des critiques sur son rythme de développement, la journée investisseurs dédiée à Photosol, la filiale de Rubis spécialisée dans la production d’électricité photovoltaïque, semblait d’abord mal engagée.

Le report annoncé de l’objectif initial de 1 gigawatt crête (GWc), initialement prévu pour 2025, ne risquait-il pas d’inciter les actionnaires au profil activiste à accentuer leur pression sur le management de l’entreprise ? La réponse est normalement oui. Sauf que la raison de cette mise en garde, à savoir les délais de raccordement au réseau qui retardent la mise en services de certaines centrales, est maintenant connue depuis assez longtemps, mars 2023 précisément. Si bien que la mauvaise nouvelle était largement anticipée, encore plus du fait que le groupe a récemment publié des résultats semestriels inférieurs aux attentes qui pesé sur son cours de Bourse. L’un dans l’autre, l’action Rubis gagnait donc 2,5 % à 23,94 euros mardi après-midi.

 

Relais de croissance

 

Conclu en avril 2022, le rachat de Photosol vise à inscrire le groupe dans la transition énergétique tout en le dotant d’un relais structurel de croissance. "Entre aujourd’hui et 2030, les besoins en énergie augmenteront de 1,3 fois en Europe. Et à l’intérieur de ce mix énergétique, le solaire sera multiplié par 3. Cela montre le potentiel de croissance du marché solaire", a souligné mardi à cet égard Clarisse Gobin-Swiecznik, gérante de Rubis, à l’occasion du "Photosol Day". Et ce tandis que la part du solaire dans le mix énergétique devrait être multipliée par cinq pour atteindre les 100 gigawatts.

Pour l’instant, Photosol demeure un groupe très franco-français, mais cela a vocation à évoluer. Si la société est active dans quatre pays, elle réalise à l’heure actuelle 98 % de son activité sur le sol français, où son développement est rapide, avec désormais plus de 250 salariés, un chiffre qui a doublé depuis l’acquisition en 2022. De même, le portefeuille de développement sécurisé (qui comprend les actifs en construction et en opération) a été multiplié par deux.

Pour rappel, en janvier 2024, Rubis avait annoncé viser pour Photosol une capacité installée de 3,5 GWc d’ici 2030, dont 1 GWc en 2025, avec une trajectoire de profit laissant espérer que Photosol contribue au résultat brut d’exploitation (Ebitda) de Rubis à hauteur d’au moins 25 % en 2030.

Le groupe a formulé mardi de nouveaux objectifs à horizon 2027, visant à cette échéance un portefeuille sécurisé supérieur à 2,5 GWc et un Ebitda de l’ordre de 50 à 55 millions d’euros, sans remettre en cause l’objectif de 3,5 GWc en 2030.

 

Des flux de trésorerie prévisibles

 

Pour y parvenir, sont ainsi mis en avant différents atouts. Dans le contexte propice à la croissance évoqué plus haut, avec un secteur des énergies renouvelables porté par des politiques volontaristes dans le cadre du Green Deal européen, et une ambition accrue de souveraineté énergétique, le positionnement de Photosol sur les installations solaires au sol (comme son nom l’indique) peut-être jugé comme pertinent.

On peut ajouter à cela que Photosol est un acteur de référence de son secteur, maîtrisant chaque étape de la chaîne de valeur, du développement de projets à la production d’énergie. De plus, les flux de trésorerie générés par cette activité sont stables et prévisibles, constituant une base solide pour la croissance future, et en particulier pour la diversification géographique prévue en Italie, en Espagne, en Europe Centrale et de l’Est.

Ces arguments semblaient mardi emporter l’adhésion des investisseurs, qui commencent peut-être à comprendre que les lourds investissements consentis dans une activité dont la contribution au résultat net va demeurer négative pendant encore plusieurs années, sont un mal nécessaire si l’on raisonne dans une optique de (très) long terme.

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