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Start-up / Clara Chappaz / Secrétaire d'Etat / Intelligence artificielle / Numérique / gouvernement

Start-up
Clara Chappaz / Secrétaire d'Etat / Intelligence artificielle / Numérique / gouvernement

Clara Chappaz intègre la nouvelle équipe gouvernementale / Jusqu'ici directrice de la mission French Tech, elle devient secrétaire d'Etat chargée de l'IA et du Numérique

L'annonce, ce week-end, de la composition du gouvernement de Michel Barnier a marqué l’arrivée d’une mention explicite de l’intelligence artificielle en son sein. Une thématique qui vient s’ajouter au portefeuille du secrétariat d’État chargé du Numérique. Et c’est une fine connaisseuse de ces différents sujets - pour les avoir vécus de l’intérieur ou les avoir portés à l’échelle de l’écosystème à la tête de la mission French Tech - qui en aura désormais la charge, sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Clara Chappaz  (Photo by Michel Euler / POOL / AFP)
Clara Chappaz (Photo by Michel Euler / POOL / AFP)

C’est une première. L’intelligence artificielle (IA) a désormais explicitement sa place au gouvernement. De fait, pendant le week-end, l’annonce de la composition de celui de Michel Barnier, aura entraîné la nomination Clara Chappaz au secrétariat d’État chargé de l’IA et du Numérique, sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. À ses nouvelles fonctions, elle prend ainsi le relais de Jean-Noël Barrot et Marina Ferrari, respectivement et successivement ministre délégué et secrétaire d’État chargés du Numérique, que Clara Chappaz retrouve par ailleurs au sein de la nouvelle équipe gouvernementale. Ou encore de Cédric O et Mounir Mahjoubi, qui avaient aussi eu la charge de ces questions. Autant de prédécesseurs qui étaient quant à eux rattachés à Bercy. Un portefeuille donc enrichi de la thématique de l’IA, dénotant l’importance incontournable de la technologie et la manière dont la France souhaite s’imposer en la matière.

L’entrée de Clara Chappaz au gouvernement devrait donc lui permettre de porter, plus encore, des sujets dont elle possède une expertise certaine. Il faut dire que depuis octobre 2021, année où elle avait été nommée à la tête de la mission French Tech, Clara Chappaz a suivi l’évolution des entreprises innovantes (du numérique, mais pas seulement) de très près. De l’euphorie post-Covid au ralentissement rencontré par les start-ups françaises depuis un an, elle aura aussi été aux premières loges de la montée en puissance de l’IA au sein de l’écosystème, en assistant notamment à l’émergence d’acteurs comme - entre autres - Mistral AI et H, ou encore à la diffusion accélérée de la technologie chez les start-ups françaises.

 

Un bilan fourni

 

Durant son mandat à la tête de la mission French Tech, Clara Chappaz a œuvré à soutenir la prise de commandes publiques et privées des jeunes pousses françaises, au travers du programme "Je choisis la French Tech", à la parité dans l’écosystème grâce au "Pacte Parité" ou encore à mettre davantage en lumière les start-ups issues des régions. Auparavant, Clara Chappaz a surtout côtoyé les entreprises du numérique de l’intérieur. Empreinte de la culture entrepreneuriale et parcours international à son actif, elle s’était d’ailleurs elle-même lancée dans l’aventure aux États-Unis en co-fondant Lullaby, une plateforme de vente de seconde main consacrée aux produits pour enfant. Un pays qu’elle avait rejoint pour intégrer les rangs d’Harvard à l’occasion d’un Master of Business Administration, à la suite à ses années passées sur le continent asiatique, lors desquelles elle avait notamment collaboré chez Zalora, un site de commerce en ligne comparable à Zalando.

 

Une place déjà vacante

 

Avant de s’installer à la tête de la mission French Tech, Clara Chappaz était la Chief Business Officer de la licorne Vestiaire Collective. Convaincue de l’importance du soutien offert par la mission French Tech et séduite par la structuration de l’écosystème français des entreprises innovantes, l’ambition d’avoir un impact à plus grande échelle l’aura finalement poussée à candidater à la direction de la mission placée sous l’égide de la Direction Générale des Entreprises.

Au début de l’été, Clara Chappaz faisait toutefois savoir qu'elle n'allait pas postuler au renouvellement de son mandat. Les candidatures étaient ouvertes jusqu’à début septembre, tandis qu’un jury de personnalités de l’État et de l’écosystème de la French Tech se devait de rencontrer les aspirants au poste dans le courant du mois. Son successeur ne devrait donc pas tarder à se faire connaître. "Après 3 années à diriger La French Tech au sein du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, je suis ravie de poursuivre mon engagement au service de l’action publique sur ces sujets majeurs que sont le numérique et l’intelligence artificielle", assurait Clara Chappaz sur ses réseaux sociaux ce week-end.

 

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