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JP Morgan profite de l'atterrissage en douceur de l'économie américaine / Les résultats du troisième trimestre dépassent les attentes
Dans le débat sur l’atterrissage en douceur ou non de l’économie américaine, les résultats du troisième trimestre 2024 de JP Morgan penchent manifestement du bon côté. La première banque américaine a dépassé les attentes au cours du troisième trimestre 2024.
Ses performances communiquées vendredi, en ouverture de la saison des résultats aux Etats-Unis, montrent un bénéfice de 12,9 milliards de dollars, soit 4,37 dollars par action sur la période de juillet à septembre. Un montant certes en léger retrait comparé au profit de 13,2 milliards de dollars, soit 4,33 dollars par action, réalisé un an plus tôt, mais qui constitue une bonne surprise, puisque les analystes tablaient sur un bénéfice moindre, de 3,99 dollars par action.
Dans le même temps, ses revenus ont continué à progresser. Le produit net bancaire de l’établissement s’est élevé à 42,6 milliards de dollars sur le trimestre écoulé, contre 39,9 milliards de dollars un an auparavant, en hausse de 6%.
Soit des performances "cohérentes avec un atterrissage en douceur", a commenté le directeur financier Jeremy Barnum, lors d'une conférence téléphonique, en référence à ce scénario économique idéal dans lequel "l’inflation ralentit et l'économie américaine reste solide", a souligné de son côté le président-directeur général de JPMorgan, James Dimon.
Force est de constater que les résultats ont dépassé les attentes dans toutes les activités de la banque. En particulier, et bien qu’il soit amené à ralentir sous l’effet de la baisse des taux enclenchée par la Réserve Fédérale, le moteur des revenus nets d’intérêt reste solide.
Les revenus nets d'intérêt de la banque, qui représentent la différence entre les intérêts perçus sur les prêts consentis aux clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers, ont en effet augmenté de 3% sur le trimestre à 23,5 milliards de dollars. Une performance meilleure qu’anticipée qui a d’ailleurs conduit à la banque à revoir à la hausse sa prévision en la matière, à 92,5 milliards, contre environ 91 milliards auparavant.
Le bémol se situe du côté des soldes des dépôts, qui ont diminué, tandis que la banque a indiqué s’attendre à des pertes plus importantes sur ses prêts liés aux cartes de crédit, signe qu’une partie des consommateurs commence à faire face à des difficultés financières. La banque a ainsi mis de côté 3,1 milliards de dollars pour des pertes potentielles sur prêts, soit plus du double de ses provisions du troisième trimestre de l'année dernière.
Parallèlement, la reprise des activités de fusions et acquisitions s’est traduite par un bond de 31% des commissions de banque d’investissement, qui se sont élevées à 2,3 milliards de dollars, dépassant là aussi les attentes. Et ce, tandis que les revenus de trading ont augmenté de 8%, à 7,2 milliards de dollars, dont une progression de 27% dans les activités de trading actions qui ont représenté 2,6 milliards de dollars.
S’agissant des perspectives, Jamie Dimon, le directeur général, se montre prudent comme à son habitude face aux grandes préoccupations macroéconomiques et aux risques géopolitiques. "Bien que l'inflation ralentisse et que l'économie américaine reste résiliente", il a ainsi souligné la persistance de "plusieurs problèmes critiques" allant "d'importants déficits budgétaires" à "la remilitarisation du monde ".
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