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Ipsos / Révision objectifs

Ipsos révise ses ambitions annuelles de croissance organique / Mais maintient ses objectifs de marge

Ipsos a pâti mercredi, à la Bourse de Paris, de l'abaissement de ses objectifs annuels de croissance organique. La conséquence d’un troisième trimestre où cette dernière sera tombée en territoire légèrement négatif, alors que les performances du champion des études de marché restent pénalisées par une situation peu favorable aux États-Unis.
Crédits : Ipsos
Crédits : Ipsos

Les perspectives de rebond de l’activité semblent s’éloigner pour Ipsos. Le champion des études de marché a annoncé mardi, après la fermeture de la Bourse de Paris, avoir révisé son objectif annuel de croissance organique annuelle autour de 1 %, elle qui était précédemment attendue aux alentours de 3 %. En cause : un chiffre d’affaires dont la progression est (relativement) tombée dans le rouge au troisième trimestre de 2024, puisque le groupe dirigé par Ben Page l’a annoncé par anticipation à cette occasion. Estimé à 591 millions d’euros à la fin du mois de septembre, il s’est déprécié de 0,1 % sur un an en organique, pour une croissance totale de 0,5 %. Sur les neuf premiers mois de l’année, la hausse générale de l’activité s’établit à 3,3 %, dont 2,4 % en organique.

Il s’agit de la seconde revue des prévisions de croissance pour le groupe depuis le début de l’exercice 2024, puisque la publication de ses résultats semestriels avait déjà été l’occasion de les ajuster à la baisse. Si Ipsos enregistre toujours des niveaux de croissance solides en Europe continentale, au Moyen Orient et en Amérique Latine, les incertitudes politiques et macroéconomiques françaises, tout comme dans certains pays d’Asie, auront quant à elles provoqué un ralentissement dans ces zones. Mais le cœur du problème se situe surtout de l’autre côté de l’Atlantique.

L’entreprise l’avait déjà expliqué lors de sa publication semestrielle. Les élections présidentielles à venir aux États-Unis suscitent de l’attentisme chez certains clients, et la restructuration du secteur de la santé, figurant aussi parmi sa grande clientèle, n’aide pas. La mise en place d’une nouvelle équipe de direction locale, en place depuis quelques mois, devrait néanmoins aider à l’amélioration de la situation, assure Ipsos. "Hors États-Unis, la croissance organique du groupe s’élève à 5,6 % depuis le début de l’année et 4,0 % sur le seul troisième trimestre", souligne Ipsos. Une analyse plus détaillée de son activité sera aussi fournie lors de sa publication trimestrielle, le 24 octobre prochain.

 

Chemin inverse

 

Cette actualisation des perspectives de 2024 impliquera une dégradation de l’activité supplémentaire au quatrième trimestre, relève le cabinet Oddo BHF, de l’ordre de 2,5 %. Reste que la base de comparaison devrait rester aussi défavorable, puisque la croissance organique du groupe s’était affichée à 8,8 % d’octobre à décembre 2023. Le groupe avait d’ailleurs prévenu : la progression trimestrielle allait suivre, en 2024, une tendance inverse à celle observée en 2023. Ce qui rendra donc la comparaison moins avantageuse.

Malgré tout, la progression de la marge brute du groupe n’aura de son côté pas été pénalisée, puisqu’elle est en croissance de près 5 % depuis le début de l’année. Ceci, ajouté à la discipline financière, n’empêche donc pas le groupe de poursuivre ses investissements dans le développement de ses plateformes, ou dans ses solutions associées à l’intelligence artificielle, assure-t-il. L’objectif annuel d’une marge opérationnelle de 13 % reste quant à lui bien maintenu. Une revue stratégique a par ailleurs été lancée au début du mois de septembre, "Horizons 2030". Ses conclusions seront présentées avant l’été prochain.

À la Bourse de Paris, l'ensemble de ces nouvelles aura néanmoins été fraîchement accueilli, puisque le titre Ipsos a fait partie des plus fortes baisses du SBF 120 au fil de la séance. A la clôture, le recul s'affichait à environ 13 %. 

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