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Publications, Résultats / Ipsos / Ben Page / sondages / Publication des résultats / Bourse

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Ipsos / Ben Page / sondages / Publication des résultats / Bourse

La fin des contrats Covid n’a pas déstabilisé Ipsos / En matière de prévisions, la prudence est mère de sûreté

L’activité et la rentabilité de l’institut de sondage ont affiché de bonnes performances en 2022, et ce malgré l’arrêt des contrats liés au Covid. Une année solide qui n’a, cependant, pas poussé Ipsos a relevé ses prévisions pour 2023. Ce faisant, le titre a été sanctionné à la Bourse de Paris pour excès de prudence.
Ben Page, directeur général d'Ipsos
Ben Page, directeur général d'Ipsos

Après l’annonce d’une performance solide et d’un niveau de profitabilité record au titre de l’année 2022, Ipsos a perdu 5,6 % à la Bourse de Paris sur la séance de jeudi, pour cause de prévisions trop prudentes. Une sanction néanmoins sévère au regard d’une publication de qualité : sur les douze derniers mois, l’institut de sondage a enregistré un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros, en progression de 12 %, dont 5,6 % en organique et 5,8 % d’effets de change.

Sur l’année, le volume d’affaires a été porté par la performance réalisée par Ipsos en Amérique du Nord : elle a contribué aux facturations à hauteur de 40 %, à la faveur d’une croissance organique de 12 %. Grâce, notamment, aux activités de santé, à la plateforme "Ipsos.Digital", aux affaires publiques et aux contrats obtenus auprès des Gafam. La zone est concurrentielle, mais l’entreprise a de quoi tirer son épingle du jeu, soutient à WanSquare Ben Page, le directeur général d’Ipsos. Notamment dans le secteur des affaires publiques, grâce "à une solide expérience acquise auprès des gouvernements à faire valoir".

Sur la zone Asie-Pacifique, la situation est plus contrastée : la croissance organique atteint 9 % en comprenant une Chine qui n’a "crû que très faiblement cette année (1,5 %) en raison des multiples confinements, et le reste de l’Asie-Pacifique qui a montré une croissance très dynamique de 15 %, en particulier en Inde et en Corée", précise la société.

L’impact de l’arrêt des contrats liés au Covid retranché, la croissance organique sous-jacente annuelle atteint, elle, les 8 %. Pas de quoi déstabiliser l’entreprise pour autant : "Les contrats Covid nous ont, certes, apporté de nouveaux revenus temporaires mais plus fondamentalement et au-delà de ces contrats, notre business model est très solide. Nous monitorons notre performance avec, et sans ces contrats Covid", souligne Ben Page.

 

Poursuite de la digitalisation

 

Et leur arrêt a même permis, entre autres, à la marge brute de se redresser de 1,6 % pour atteindre 66,3 %, puisque les coûts de collecte de ces dits contrats étaient supérieurs à la moyenne. Autre point qui a permis de redresser la rentabilité d’Ipsos : l’évolution du mix de collecte des données, qui s’inscrit "dans une stratégie poursuivie de digitalisation", précise le directeur général.

"Nous ne souhaitons pas cesser nos activités d’études en face à face qui constituent un atout", poursuit Ben Page. "Certains projets importants ne pourraient pas être réalisés si nous passions en 100 % digital. Mais le digital permet à la fois plus de rapidité et de réduire certains coûts directs. Il représente aujourd’hui 65 % de nos enquêtes", ajoute-t-il. La marge opérationnelle, en hausse de 20 points de base sur un an, atteint quant à elle un niveau record "historique", se félicite Ipsos, de 13,1 %. Le résultat net, part du groupe, affiche lui aussi une belle progression de 17 %, pour s’établir à 215 millions d’euros.

Malgré ces solides résultats, le groupe ne table pas sur une plus forte progression de son activité pour 2023. La croissance organique est envisagée à 5 % et la marge opérationnelle à 13 %, tout comme pour l’année écoulée. Trop prudent, donc, ont jugé les opérateurs de marché. Des anticipations prudentes, oui, mais cohérentes face à une année 2023 qui s’annonce marquée par les incertitudes et lors de laquelle l’inflation sous-jacente devrait atteindre son pic. Le directeur général assure : "Nous sommes vigilants sur les coûts et nous allons le rester. Une partie des effets de l’inflation sont à venir et des augmentations de salaires sont prévues pour nos collaborateurs. Dans le même temps, nous continuerons à faire des gains de productivité".

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