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Ipsos / capital market day / Ben Page

Une première année écoulée pour le plan stratégique d’Ipsos / L'occasion de faire le point sur les ambitions d'acquisitions

Le Capital Market Day de l’institut de sondage aura permis à ses investisseurs de prendre connaissance des avancées réalisées par Ipsos quant à son plan stratégique présenté un an auparavant. Et notamment au regard des acquisitions réalisées, qui constituent l’un des axes principaux de la feuille de route du groupe à horizon 2025. Certaines annonces en la matière ne devraient pas tarder à se faire connaître.
Ben Page, directeur général d'Ipsos au Capital Market Day (DR)
Ben Page, directeur général d'Ipsos au Capital Market Day (DR)

"Dans notre domaine, il n’est pas suffisant de produire des données, nous devons donner des réponses à nos clients pour résoudre leurs problèmes et c’est cela que nous voulons réaliser". Ben Page, le directeur général d’Ipsos, a ouvert le Capital Market Day de la société qu’il dirige en insistant sur son utilité. En termes d’études de marché et d’enquêtes d’opinion, pour lesquelles elle est particulièrement connue mais aussi en matière de production de données et d’informations.

Des informations "valables", qui ont de la "valeur", a poursuivi le dirigeant devant ses investisseurs et qui permettent, selon lui, à Ipsos de "donner du sens à la complexité de ce monde", grâce aux données satellitaires, virtuelles, ou encore physiques qu’il récolte. Pour se rapprocher de cette ambition, l’institut de sondage s’est fixé une feuille de route précise à horizon 2025.

Avec, en son sein, une prévision de croissance organique annuelle de 5 % à 7 % par an et un chiffre d’affaires qui devrait atteindre 3 milliards d’euros d’ici à la fin de ce plan stratégique "Best People and Best Technologies", présenté il y a un an, lors de la journée investisseurs 2022.

 

Deux opérations en six mois

 

Afin de parvenir à remplir ces objectifs, Ipsos compte notamment sur un moteur de croissance en particulier : celui des acquisitions. Le groupe en a déjà réalisé deux depuis le début de l’année 2023. La première, en janvier, a concerné Xperiti, une start-up spécialisée dans les études de Business to Business (B2B). La seconde, il y a moins d’un mois, a quant à elle consisté à racheter Shanghai Focus RX Research, une entreprise exerçant dans le secteur des études de marché de traitements sur ordonnance.

De quoi, pour Ipsos, s’étendre à en Chine mais aussi sur le marché de la santé, un secteur qui représente une ambition stratégique pour le groupe présidé par Didier Truchot. "Nous pensons que la croissance du marché de la santé dépassera celle de la croissance économique dans quelques années, il y aura une forte demande", s’est avancé Ben Page.

Quoi qu’il en soit, Ipsos a pour l’instant les moyens de grossir : "Notre activité génère du cash", s’est félicité Dan Lévy, le directeur financier du groupe. "Nous avons réalisé une marge brute d’autofinancement de 214 millions d’euros au titre de l’exercice 2022 et notre effet de levier est proche de zéro [à 0,2 fois ndlr]", a-t-il poursuivi. D’ici au 31 décembre 2025, le groupe prévoit d’atteindre un flux de trésorerie libre de 900 millions d’euros. Il envisage aussi d’acquérir 500 millions d’euros de dette supplémentaire et l’effet de levier est anticipé, au maximum, à deux fois.

 

Progressivement

 

Pour ce qu’il en sera, donc, des prochaines acquisitions, Ben Page a prévenu ses investisseurs : les opérations feront preuve d’une montée en puissance. "Nous allons monter progressivement plutôt que de débuter par du spectaculaire", a ainsi expliqué le directeur général.

Pour autant, des démarches sont en cours et certaines annonces ne devraient pas tarder. Le directeur général a ainsi précisé que le groupe avait identifié 150 cibles potentielles sur les neuf derniers mois et qu’il serait en discussion sérieuse avec 12 d’entre elles.

"Y compris avec des entreprises qui réalisent des chiffres d’affaires de plusieurs centaines de millions d’euros", a souligné Ben Page. Et de préciser : "Nous voulons devenir le numéro un sur un autre marché européen, des acteurs sont venus nous solliciter pour vendre leur entreprise privée et il y a parfois d’excellentes synergies. Nous allons l’annoncer très bientôt".

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