Banques / Banque / Société Générale / capital market day / plan stratégique / Livrets réglementés
Banques
Banque / Société Générale / capital market day / plan stratégique / Livrets réglementés
Le nouveau plan stratégique de Société Générale est plus qu’attendu / Morgan Stanley veut y croire
Un vent d’optimisme souffle chez Société Générale. Alors que le nouveau directeur général, Slawomir Krupa, présentera, le 18 septembre prochain, à Londres, lors d’une journée investisseurs, le nouveau plan stratégique de la banque de la Défense, Morgan Stanley a d’ores et déjà décidé, ce mercredi, de relever ses recommandations de pondération en ligne à surpondérer dans le cadre d’une étude sur le secteur bancaire européen. L’objectif de cours a en effet été rehaussé de 28 euros à 35 euros.
Les raisons de cette décision ? "Nous pensons que la banque dispose d’un potentiel de restructuration important qui pourrait contribuer à débloquer du capital", explique les analystes de l’établissement qui attendent de pied ferme la présentation de la nouvelle feuille de route stratégique de Société Générale.
La banque de détail retrouvera des couleurs
Dans le détail, ce qui séduit le broker est d’abord le potentiel de réduction des coûts de la banque rouge et noire. "Nous pensons que les deux fusions internes en cours (ALD-LeasePlan et French Retail) et d’autres gains d’efficacité dans la banque d’investissement devraient permettre de réduire les coûts ", évoque-t-il.
Par ailleurs, il estime également que les revenus d’intérêts de la banque de détail en France atteindront leur plus bas niveau au cours du deuxième semestre pour augmenter en 2024. "Un changement de tendance dans les revenus nets d’intérêts, à partir de l’année prochaine (est attendu) alors que le coût des couvertures diminue et que celui des dépôts se stabilise", poursuit Morgan Stanley.
De fait, l’activité est sous pression depuis le début de l’année en raison des livrets réglementés et de l’application du taux d’usure sur les prêts. Au deuxième trimestre, les revenus de la banque de détail en France étaient encore en baisse de 13,6 % sur un an à 1,92 milliard d’euros, " en raison principalement de l’impact négatif de la baisse de la marge nette d’intérêt ", avait alors expliqué la directrice financière de Société Générale, Claire Dumas.
Des cessions stratégiques plébiscitées
Surtout, "et peut-être le plus important", Morgan Stanley mise sur "une optimisation potentielle du périmètre d’activité". En effet, la Société Générale étant présente dans plus de 70 pays, cela pourrait lui donner l’occasion de procéder à des cessions stratégiques. "Nous avons estimé que la cession potentielle des activités africaines pourrait générer environ 44 à 156 points de base du capital, tandis que la République tchèque et la Roumanie pourraient apporter entre 70 et 155 points de base supplémentaires, débloquant ainsi de 25 à 30 % de valeur pour la banque", souligne Morgan Stanley.
Des suggestions en ligne avec les récentes décisions de la banque qui a annoncé, en juin dernier, se séparer de ses filiales au Congo, en Guinée équatoriale, en Mauritanie et au Tchad. L’une des premières décisions de Slawomir Krupa en tant que directeur général et qui a justement pour objectif de recentrer la stratégie de développement du groupe là où il est le leader.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

