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Banques / Résultats trimestriels / résultats semestriels / Banque / taux d'usure / Livrets réglementés

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Résultats trimestriels / résultats semestriels / Banque / taux d'usure / Livrets réglementés

Des premiers résultats en repli pour Slawomir Krupa / Société Générale reste freinée par sa banque de détail en France

Si la banque de la Défense a réussi à dégager, à nouveau, un bénéfice net au deuxième trimestre, la baisse de la marge nette d’intérêt de la banque de détail en France et le ralentissement de l’activité de banque de financement et d’investissement se traduisent par une chute des revenus pour le groupe.
Slawomir Krupa, directeur général de Société Générale (©Photo by JOEL SAGET / AFP)
Slawomir Krupa, directeur général de Société Générale (©Photo by JOEL SAGET / AFP)

Une première et une dernière pour Société Générale. Ce jeudi matin, Slawomir Krupa, présentait ses premiers résultats en tant que nouveau directeur général de la banque de la Défense. Mais il s’agissait aussi de la dernière publication des performances financières avant le très attendu plan stratégique du groupe qui sera dévoilé le 18 septembre prochain, à l’occasion d’une journée investisseurs organisé à Londres.

A cette date, un nouveau chapitre s’ouvrira alors que le groupe a (enfin) dégagé, au deuxième trimestre, un bénéfice net de 900 millions d’euros, un an après la perte de 1,51 milliard d’euros subie en raison de la cession de sa filiale russe Rosbank. C’est plus que ce que le consensus d’analystes compilé par le groupe attendait (670 millions d’euros). Le coût net du risque, permettant de se protéger contre les défauts de paiement, reste quant à lui bas, s’établissant à 12 points de base (166 millions d’euros).

 

Pression sur la marge

 

Cependant, la banque rouge et noire a vu, sur la même période, son résultat net part du groupe sous-jacent baisser de 22 % sur un an, à 1,16 milliard d’euros. Le produit net bancaire (PNB) s’est établi à 6,29 milliards d’euros, soit -8,9 % en données publiées. Sur le semestre, le PNB chute de 7,1 % à 13,94 milliards d’euros.

Il faut dire que si la hausse des taux des livrets réglementés et du taux d’usure avait déjà sérieusement impacté les résultats de la Banque de détail en France au premier trimestre, force est de constater que l’activité a continué à freiner les performances du groupe sur la période allant d’avril à juin. Au deuxième trimestre, les revenus sont en effet en baisse de 13,6 % sur un an à 1,92 milliard d’euros "en raison principalement de l’impact négatif de la baisse de la marge nette d’intérêt", a précisé la directrice financière de Société Générale, Claire Dumas lors d’une conférence téléphonique.

À l’inverse, les métiers de Banque de détail à l’international sont restés dynamiques au deuxième trimestre avec une hausse de 6,3 % du PNB sur un an en données publiées à 2,36 milliards d’euros, soit une progression de plus de 6 % sur le semestre à 4,57 milliards d’euros.

 

Toujours sélectif sur les prêts

 

Dans le détail, pour le réseau SG, né de la fusion entre Crédit du Nord et Société Générale, les encours moyens de crédits sont en recul de 2 % au deuxième trimestre sur un an avec des tendances constatées entre le marché des particuliers et celui des entreprises. Si celui des professionnels est resté dynamique avec une hausse de 4,1 % des crédits hors prêt garanti par l’État "grâce notamment aux crédits moyens long terme", selon Claire Dumas, les prêts immobiliers ont chuté de 2,8 %, "du fait du maintien d’une politique volontairement sélective afin de limiter l’impact du taux d’usure", a précisé la directrice financière.

S’agissant de Boursorama, qui est resté leader de la banque en ligne en France "avec un résultat net de 47 millions d’euros, la banque a atteint avec deux ans d’avance les objectifs fixés en décembre 2020 en franchissant le seuil de 5 millions de clients", s’est félicité Claire Dumas.

Enfin, le PNB de la Banque Privée a atteint un plus haut historique à 381 millions d’euros au deuxième trimestre soit une hausse de 6,7 %.

L’on notera que le trimestre fut également moins porteur qu’habituellement pour la Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs qui a présenté des revenus en repli de 7,3 % sur un an à 2,375 milliards d’euros. Sur le semestre, ils ne sont toutefois qu’en légère baisse, passant de 5,32 milliards d’euros à 5,13 milliards d’euros.

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