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Banques / taux d'usure / Livrets réglementés / Société Générale / Publication des résultats / Résultats trimestriels

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Société Générale peut dire merci à ses activités d’investissement et à l’international / La hausse des taux plombe la banque de détail en France

Dans un contexte de hausse des taux des livrets réglementés et de taux d’usure en France, la banque de la Défense a réussi a dépassé les attentes des analystes ce vendredi matin avec un bénéfice net en hausse de près de 6 %. Une performance obtenue grâce à ses activités de banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs dont le résultat net a presque doublé en un an.
Frédéric Oudéa, directeur général Société Générale (©Marc BERTRAND/CHALLENGES-REA)
Frédéric Oudéa, directeur général Société Générale (©Marc BERTRAND/CHALLENGES-REA)

Pour sa dernière présentation de résultats, Frédéric Oudéa, directeur général de Société Générale qui laissera son fauteuil à Slawomir Krupa le 23 mai prochain (date de la future assemblée générale), fait mieux que prévu. Alors que le consensus d’analystes Factset et Bloomberg s’attendaient à un résultat net part du groupe inférieur à 500 millions d’euros, la banque rouge et noire a annoncé ce vendredi matin une hausse de 5,7 % sur un an au premier trimestre, à 868 millions d’euros.

Une performance qu’elle tire principalement de ses activités de banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs, dont Slawomir Krupa est encore le patron pour quelques jours. Le bénéfice net y a presque doublé en un an à 565 millions d’euros (+87,1 %) tandis que les réseaux de détail à l’international, groupés avec l’assurance et le crédit-bail automobile via la filiale ALD, se portent toujours aussi bien avec un bénéfice net en hausse au premier trimestre de 56,2 % à 564 millions d’euros.

A noter également que le coût net du risque a considérablement diminué en un an (-67,9 %), passant de 561 millions d’euros au premier trimestre 2022 à 182 millions d’euros aujourd’hui. Le groupe d’ailleurs tenu à rassurer dans un communiqué son "exposition très limitée vis-à-vis des banques régionales aux Etats-Unis ".

 

La hausse des taux fait mal

 

En France, c’est une autre histoire. En effet, l’activité de Banque de détail est en net retrait. En raison notamment de la hausse des taux des livrets réglementés et de l’effet du taux d’usure sur les prêts au cours des trois premiers mois de l’année, son bénéfice net a perdu -56,7 %, à 138 millions d’euros. "Un impact temporaire", a expliqué le groupe qui ne prévoit cependant pas de bénéficier des taux positifs avant 2024.

Par ailleurs, le plan de transformation réunissant les réseaux d’agences en France depuis le 1er janvier Société Générale et Crédit du Nord se poursuit et a entraîné une charge de 140 millions d’euros au premier trimestre. "La première migration informatique a été réalisée avec succès en mars, conformément au calendrier fixé. La deuxième est prévue ce week-end, entre le 13 et 14 mai ", a indiqué Société Générale. Sa banque en ligne Boursorama a quant à elle atteint son seuil de rentabilité lors du premier trimestre. Quelque 297 000 nouveaux clients ont été conquis durant le trimestre.

 

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