Publications, Résultats / Stellantis / Résultats trimestriels / semi-conducteurs / approvisionnement / véhicules / automobiles
Publications, Résultats
Stellantis / Résultats trimestriels / semi-conducteurs / approvisionnement / véhicules / automobiles
Stellantis roule en Jeep
Sur un marché automobile mondial qui peine à retrouver son niveau d’avant crise et à passer le cap de la transition énergétique, le groupe Stellantis, issu de la fusion de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler et qui a fêté ses un an d’existence en janvier dernier, a réussi non sans mal à confirmer ses objectifs au premier trimestre. En effet, malgré une hausse de 12% de son chiffre d’affaires par rapport à la même période l’année dernière,à 41,5 milliards d’euros, le constructeur automobile a vu ses ventes lourdement chuter : 1,4 million de véhicules ont été achetés depuis le début de l’année, soit une baisse de 12% en comparaison des trois premiers mois de 2021. Le groupe a tenu cependant à tempérer ce résultat. Ce manque de performance ne serait pas dû, selon le directeur administratif et financier, Richard Palmer, à un désamour de ses produits mais à "des commandes de semi-conducteurs non reçues ", en raison des problèmes d'approvisionnement qui frappent ses usines.
En attendant, le groupe peut remercier ses clients Outre-atlantique. C’est en Amérique du Nord que le constructeur a réalisé ses meilleurs résultats depuis le début de l'année. Les livraisons y ont progressé de 6%, principalement en raison de la forte demande pour ses tous nouveaux SUV : la Jeep Grand Cherokee, le Wagoneer/ Grand Wagoneer. Grâce à ces modèles, le chiffre d’affaires net du groupe s’est envolé dans cette région du monde de 30% sur un an passant de 15,9 milliards d’euros à 20,7 milliards d’euros. En terrain conquis, c’est donc en toute logique que le groupe a annoncé sa décision de construire au Canada sa première usine de batteries.
En revanche, les ambitions de Stellantis sont contrariées en Europe. Les livraisons ont chuté de 24% malgré le lancement de la nouvelle Opel Mokka ou de la Fiat new 500, faisant passer le nombre de véhicules vendus sur le Vieux continent de 823 000 véhicules à 622 000 au cours des trois premiers mois de l'année. Le chiffre d’affaires net est quant à lui en baisse de 9%, à 14,6 milliards d’euros.
Pour l’heure, le groupe Stellantis confirme son objectif annuel de marge opérationnelle courante à deux chiffres. Il compte toujours doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2030, visant les 200 milliards d’euros dès 2024. Son plan "Dare Forward 2030 ", présenté en mars dernier et visant une réduction de moitié des émissions de CO2 du groupe, prévoit un investissement de 30 milliards d’euros d’ici 2025 pour électrifier toutes les marques du groupe.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

