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Résultats trimestriels / Air France-KLM / Crise sanitaire / reprise économique / PGE
La reprise économique se confirme pour Air France-KLM
Bonne nouvelle pour le groupe Air France. Particulièrement impactée par les restrictions sanitaires imposées au plus de fort de la pandémie, la compagnie aérienne franco-néerlandaise affiche une nouvelle fois un excédent brut d’exploitation (EBITDA) positif à 221 millions d’euros au premier trimestre 2022, soit une hausse de 864 millions d’euros à taux d’échange constant (TCC) par rapport à la même période l’année dernière. En parallèle, la perte nette, grâce à une forte hausse des recettes à 4,44 milliards d’euros, soit 2,28 milliards d’euros de plus que l’année précédente, a été ramenée à 552 millions d’euros, soit une amélioration de 930 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2021.
Cette belle performance pour le groupe a été réalisée dans un contexte économique resté toutefois difficile en début d’année. En effet, le variant Omicron, apparu à la fin de l’année dernière, a fait chuter les réservations sur les vols court et moyen courriers, tandis que le déclenchement de la guerre en Ukraine a entraîné une hausse des prix du carburant.
Dans ce contexte, le groupe se veut aujourd’hui confiant. Le mois de mars a été particulièrement encourageant avec une reprise significative de la demande pour le trafic affaires et premium. Il prévoit même une capacité en sièges-kilomètres offerts pour l'activité passagers de l’ordre de 80% à 85% au deuxième trimestre 2022 et de 85% à 90% au troisième trimestre, 75% du niveau de 2019 ayant été retrouvé lors des trois premiers mois de l’année. La compagnie prévoit en conséquence un résultat d’exploitation à l’équilibre pour le deuxième trimestre 2022, et nettement positif au trimestre suivant.
Elle a par ailleurs remboursé, ce mardi, 311 millions d’euros du prêt bancaire de 3,4 milliards d’euros garanti par l’État néerlandais (RCF) (dont le groupe n’a finalement tiré ”que” 942 millions d’euros). Rappelons que le groupe a également bénéficié d’un financement à hauteur de 7 milliards d’euros du côté français pour traverser la crise sanitaire. Celui-ci comprend à la fois un prêt garanti par l’État (PGE) d’un montant de 4 milliards d’euros- un premier remboursement de 500 millions d’euros a lui aussi eu lieu en décembre dernier- mais aussi d’un prêt d’actionnaire de l’État français d’un montant de 3 milliards d’euros.
Le courtier Stifel attire cependant l’attention sur le déficit de fonds propres du groupe qui ne cesse de se creuser. Il est passé de 3,8 milliards d’euros à la fin du quatrième trimestre 2021 à 4,2 milliards d’euros entre janvier et mars dernier. Les analystes estiment qu’il pourrait encore augmenter pour atteindre les 5 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.
Conscient qu’il est encore loin d’être tiré d’affaire, le groupe réfléchit justement à une augmentation de son capital ainsi qu’à l’émission d’instruments de quasi-fonds propres tels que des obligations perpétuelles simples et convertibles afin notamment d’accélérer le remboursement de ces différentes aides d’État.
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