Macro-économie / Taux / Allemagne / reprise économique
Macro-économie / Taux
Allemagne / reprise économique
Conflit russo-ukrainien : l’Allemagne voit sa reprise - encore - ajournée
Après une année 2021 marquée les problématiques afférentes aux perturbations des chaînes d’approvisionnement qui ont contrarié son industrie, l’Allemagne devait reprendre de sa superbe en 2022 au travers d’une accélération de son taux de croissance économique. Ce déroulé vient de connaître un sérieux écueil avec l’arrivée sur le devant de la scène de la crise russo-ukrainienne. Alors que jusqu’ici l’institut économique Ifo anticipait une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 3,7 %, il vient de la réviser en baisse à 3,1 % (après 2,9 % l’an passé).
"L'attaque de la Russie ralentit l'économie par la combinaison d'une hausse significative des prix des matières premières, des sanctions, des goulots d'étranglement croissants pour les matières premières et les produits intermédiaires, et d'une incertitude économique accrue", a résumé Timo Wollmershäuser, chef de la division "prévision" de l’institut Ifo. Dans un scénario alternatif, les économistes de l’Ifo escomptent une croissance de 2,2 % (l'activité industrielle déclinerait au cours du deuxième trimestre) et une inflation de 6,1 % (contre 5,1 % dans le scénario central), sous l’hypothèse que les prix de l'énergie continuent d'augmenter au milieu de l’année comme les fortes incertitudes en matière de politique économique et l’aggravation des goulets d'étranglement.
Au premier trimestre, l’activité économique allemande devrait avoir progressé - après avoir enregistré une contraction lors du dernier trimestre 2021 - malgré un mois de mars plutôt compliqué en partie à cause de l’envolée des prix de l'énergie qui a pesé sur les ventes au détail. La hausse des prix à la consommation au cours du seul premier trimestre a entraîné une perte de pouvoir d'achat d'environ 6 milliards d'euros, estime l’Ifo.
En 2023, la croissance devrait atteindre entre 3,3 et 3,9 % sous l'effet d'un rebond du secteur manufacturier tandis que l'inflation devrait tomber à environ 2%.
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