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Macro-économie / Taux / France / reprise économique / Covid / confinement

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France / reprise économique / Covid / confinement

La reprise française a du plomb dans l’aile d’oiseau

Au regard de l’évolution de la situation sanitaire hexagonale, il est extrêmement probable que la reprise en "aile d’oiseau" appartienne au passé. La forme arborée par la dynamique du Produit intérieur brut français pourrait être ainsi celle d’un W.
Paris - France
Paris - France

Cela fait plus d’une semaine que de nombreux Français vivent sous un confinement nocturne. L’Hexagone n’est pas le seul pays européen à avoir fait ce choix puisque les gouvernements voisins ont dû se résoudre à prendre des décisions semblables. Évidemment, à l’image du premier confinement, ce nouveau durcissement des mesures de restriction devrait avoir un effet significatif sur le Produit intérieur brut (PIB).

Tout récemment, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a admis qu’"au quatrième trimestre nous aurons probablement un chiffre de croissance négatif". Dans ses dernières prévisions, avant la mise en place du confinement nocturne, l’Insee prévoyait déjà une croissance nulle pour le dernier trimestre et un recul de 1 % de la consommation des ménages. "Avec l'extension annoncée à 70 % de la population française, l'impact direct du couvre-feu sur la croissance du T4 double déjà de facto de -0,4 à -0,8 point de PIB. La rechute du PIB est de plus en plus probable", prévoit Charles-Henri Colombier, directeur de la conjoncture chez Rexecode.

Alors que l'Insee prévoit une croissance de 16% du PIB pour le troisième trimestre, un recul entre octobre et décembre contrarierait le scénario d’une reprise "en aile d’oiseau" qu’anticipe la Banque de France depuis le mois de juin. En effet, de toutes les lettres évoquées par les économistes, c’est ainsi le W qui l'emporterait. Un double dip n'avait été écarté par les différentes organisations économiques internationales, qui avaient même produit des chiffres d'évolution du PIB dans le cas d'un tel scénario. 

Pour l'Hexagone, les dernières enquêtes préliminaires PMI réalisées par le cabinet IHS Markit pour le mois d’octobre envoient des signaux inquiétants. L’indice composite de l’activité du secteur privé s’est replié à 47,3 points en octobre (un plus bas de cinq mois), contre 48,5 points en septembre - un chiffre inférieur à 50 équivaut à une contraction de l'activité. Un recul qui s'explique, sans surprise, par l'activité du secteur des services, qui s'est affichée en baisse en octobre pour le deuxième mois consécutif, alors que le secteur manufacturier continue de croître, même si à un rythme moindre.

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