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Emmanuel Macron : des annonces et beaucoup de questions
Le chef de l'Etat a donc fait le choix de reconfiner l'ensemble du territoire pour une durée de quatre semaines, afin de lutter contre la hausse du nombre de cas de COVID-19.
Parmi les annonces à retenir, Emmanuel Macron a déclaré que tout le territoire national allait être confiné, avec certaines différences par rapport au confinement du mois de mars dernier. Ainsi, les écoles resteront ouvertes, les visites en maisons de retraites et EHPAD seront autorisées "dans le strict respect des règles sanitaires." Les Français pourront sortir pour travailler, faire leur courses essentielles et faire de l'exercice. Les rassemblement publics seront interdits, et l'attestation dérogatoire de sortie sera à nouveau obligatoire. Les commerces "non essentiels", les bars et restaurants seront fermés. Le "quoi qu'il en coûte" se poursuivra : pour les PME, la prise en charge jusqu'à 10.000 euros de perte de chiffre d'affaire sera assumé par l'Etat ; les mesures de chômage partiel seront conservées. Les crèches, écoles, collèges et lycées seront ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés. L'université, elle, devra massivement user de cours en ligne. Le télétravail sera à nouveau généralisé, mais l'activité continuera avec plus d'intensité : les guichets de services publics, usines et exploitations agricoles continueront à être ouverts. "L'économie ne doit pas s'effrondrer" explique le chef de l'Etat, qui appelle à "soutenir les entreprises proches" des habitations. Emmanuel Macron annonce que nos frontières extérieures à l'Union européenne seront fermées ; les frontières à l'intérieur de l'Europe resteront ouvertes. Les cimetières, en cette période de Toussaint, resteront également ouverts.
L'application de ce confinement se fera "à minima jusqu'au 1er décembre prochain." Tous les quinze jours, un point complet sur l'épidémie sera fait ; si la situation s'améliore, des mesures pourront être levées, notamment au niveau des commerces.
Des choix assumés, après de nombreux atermoiements et un second Conseil de Défense ce matin (lire notre décryptage sur le sujet). Mais, déjà, des questions politiques se posent : ce nouveau reconfinement aura-t-il des conséquences sur la vie démocratique de notre pays, comme lors du printemps où les débats parlementaires, élections, étaient mises "sous cloche" ? Quid d'un potentiel report des prochaines élections régionales ? Quid de la poursuite des votes, de l'adaptabilité des assemblées, etc ? Toutes ces questions politiques s'étaient déjà posées lors du premier confinement.
Des questions économiques se posent aussi : malgré l'annonce du maintien des aides déjà annoncées et les nouvelles mesures, notre pays tourne au ralenti depuis le mois de mars dernier. Et les données pour le premier trimestre 2021 seront également mauvaises (PIB, augmentation du nombre de chômeurs, etc). Toutes ces données seront politiquement compliquées à gérer pour l'exécutif, accusé de ne pas avoir bien géré le premier déconfinement. A un an de l'élection présidentielle et face à des élections partielles, l'avenir s'annonce donc compliqué.
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