Politique monétaire / coronavirus / Emmanuel Macron / confinement / covid-19
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Imbroglio entre les ministres, derniers arbitrages en cours… nos révélations sur le 20 heures de Macron ce soir
A quelques heures de l’allocution du chef de l’Etat concernant les nouvelles mesures, tous les ministères sont en alerte. Preuve que la situation est sérieuse : les services de Jean Castex ont fait savoir ce matin que le Premier ministre annulait son déplacement prévu en Corse demain et vendredi pour se "concentrer sur la situation sanitaire." Les derniers réglages sont toujours en cours. Selon nos informations, plusieurs points sont source de tension entre plusieurs ministères : d’abord, l’heure du "couvre-feu" qu’imposera ce soir le président de la république à Paris (et peut-être dans certaines zones de la proche banlieue). La ligne entre maintien du tissu économique et baisse de contaminations est très difficile à trouver. A l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune solution n’était trouvée même si l’hypothèse de 20 heures est fortement privilégiée et, toujours selon nos informations, certains ministres seraient contre l’idée même de l’instauration d’un couvre-feu.
Indice supplémentaire montrant l’exercice d’équilibriste : le coup de théâtre cet après-midi au Sénat. En effet, à la surprise générale, le gouvernement a retiré à la dernière minute le projet de loi de prorogation de la sortie de l’état d’urgence sanitaire qui était à l’ordre du jour… une improvisation signifiant que l’examen du projet de loi n’ira pas à son terme aujourd’hui. Là encore, l’exécutif devra arbitrer.
Autre point de discorde : les métropoles concernées. Si une liste de villes est établie selon des données chiffrées, certains arbitrages doivent être rendus sur les villes concernées par les mesures restrictives. Ainsi, si certaines villes ont dépassé le seuil d’alerte (Marseille, Lille ou Lyon), d’autres sont "à la limite" de ce seuil, mais pourraient quand même être concernées. Plusieurs données entrent là aussi en jeu, notamment les indicateurs économiques.
C’est dire, donc, si le moment est important. Le discours du chef de l’État doit faire prendre conscience que la situation s’empire et qu’il faut se ressaisir vite et fort afin d’en arriver à l’extrémité que tout le monde redoute, à savoir un reconfinement national et total. Au regard de la situation économique, cette option semble peu envisageable. Mais comme le rappelait l’Élysée en début de journée, "toutes les options sont sur la table"…
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