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CAC 40 : un affolement inconsidéré

Aujourd'hui, l'indice phare de la Bourse de Paris a plongé de manière inédite depuis trois mois. Cette correction ne semble pas justifiée au regard de l'évolution du contexte sanitaire en France.
Bourse de Paris - Palais Brongniart
Bourse de Paris - Palais Brongniart

Depuis six mois, le CAC 40 se remet peu à peu de sa terrible déconvenue du mois de mars, au cours duquel il avait atteint son plus bas depuis sept ans à 3 754 points (le 18 mars), contre 6 111 points le 19 février. Il a effacé depuis lors la moitié de ses pertes, parallèlement à une économie réelle qui tend à retrouver son niveau normal - l’activité économique hexagonale évoluait 5 % en dessous de son niveau normal en août, selon l’Insee.

Malgré ce rebond et compte tenu de la nature de la crise économique que nous vivons, et étant suspendus à l’évolution d’une pandémie on-ne-peut-plus imprévisible, les marchés financiers connaissent des épisodes de secousse significatifs. Celui qu’a vécu le CAC 40 aujourd’hui en est le plus illustre exemple. En effet, l’indice phare de la Bourse de Paris a perdu 3,74 % ce lundi. Revenant à un niveau comparable à celui de début août, la baisse de l’indice n’épargne aucun secteur et s’affiche comme la pire dégringolade depuis le 11 juin. En effet, si parmi les plus grosses baisses journalières, on compte Renault (-7,75 %), Société Générale (-7,66 %) Safran (6,81 %), il faut aussi noter la chute d'Orange (-3,91 %), Danone (-3,24 %), ou encore Schneider Electric (4,26 %).

L’explication de cette soudaine et violente baisse réside une nouvelle fois dans la pandémie mondiale de coronavirus. Plus précisément, le reconfinement partiel de plus d’un million de Madrilènes aujourd'hui a laissé monter la peur d’un reconfinement partiel - voire généralisé - dans l’Hexagone. D’autant plus que les contaminations ont dépassé les 13 000 vendredi et samedi, et les 10 000 dimanche. Pour autant, ces chiffres restent à relativiser.

Bien qu’imparfaite, la politique de l’exécutif consistant à tester le plus d’individus possible fait mécaniquement augmenter le nombre de cas détectés. Et le récent avis favorable de la Haute Autorité de Santé concernant l’utilisation des tests salivaires pour les cas présentant des symptômes depuis moins de 7 jours (51 % des cas en août selon Santé Publique France) va encore faire augmenter ces chiffres. Mais derrière cela se cache en réalité une certaine stabilisation des contaminations. Ainsi, Santé Publique France indique un taux de positivité de 5,4 % pour la semaine du 12 au 17 septembre, un indicateur stable par rapport à la semaine précédente, qui affichait un taux de positivité de 5,3 %. 

Au-delà même des taux de positivité, c'est avant tout la stratégie suivie par l'exécutif tricolore qui doit être scrutée.  Or, celle-ci paraît claire. Le débat existant entre les tenants d'une sacro-sainte politique sanitaire contraignante (au point d'imposer un reconfinement) et les tenants d'une politique de responsabilisation individuelle permettant de se rapprocher d'une vie normale a été tranché. Et c'est la seconde option qui a gagné : n'en déplaise à l'affolement des marchés, responsabiliser permet de trouver une vie économique proche de la normale, au contraire du choix fait par l'Espagne.

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