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Macro-économie / Taux / AMF / pandémie / reprise économique / Etats-Unis / taux nominaux / taux réel / Pays émergents

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AMF / pandémie / reprise économique / Etats-Unis / taux nominaux / taux réel / Pays émergents

L'AMF s'inquiète de la désynchronisation des reprises économiques

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a récemment publié sa cartographie des marchés et des risques pour l’année 2021. Cette dernière répertorie notamment le risque induit par le manque de coordination internationale des politiques des grandes zones et au sein d’elles.
Siège de l’AMF - Autorité des marchés financiers
Siège de l’AMF - Autorité des marchés financiers

L’Autorité des marchés financiers a établi une cartographie des risques pour l’année 2021 dans laquelle elle évoque son inquiétude concernant le manque de coordination des politiques internationales. En effet, une certaine désynchronisation des cycles économiques entre les différentes zones et l’hétérogénéité de leur vitesse de reprise après la pandémie laisse présager des difficultés pour certains pays qui pâtiront de la reprise des grandes puissances.

Les campagnes de vaccination évoluent à des rythmes différents selon les États, induisant un calendrier de reprise économique variable. L’arrêt plus ou moins brutal des mesures d’aides aux entreprises mises en place au cours de la crise sanitaire peut également induire des problèmes de solvabilité pour ces dernières et ainsi, des impacts plus ou moins importants sur l’économie des pays. La pandémie a en effet touché la plupart des zones géographiques du globe mais les perspectives économiques de reprise sont hétérogènes en fonction des pays d’une même zone. L’exemple le plus récent concerne le retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne (Brexit) qui a nettement complexifié la composition entre souveraineté et compétitivité, engendrant des divergences réglementaires.

Par ailleurs, le monde est dominé par une logique hiérarchique en fonction des puissances qui imposent leur influence aux autres états. Les États-Unis ont observé une augmentation de leurs taux nominaux au premier trimestre 2021 malgré une intervention de la BCE et de la Fed qui ont procédé à des rachats d’actifs permettant leur diminution. Néanmoins, l’augmentation des taux américains ne serait pas anodine pour les autres puissances. En effet, l’augmentation des taux nominaux se traduirait en France par l’augmentation des taux réels et donc par extension, par une dégradation des conditions financières des entreprises qui risqueraient, à terme, de se trouver en situation d’insolvabilité, ce qui serait très néfaste pour l’économie. 

Même si le commerce extérieur et le renchérissement des matières premières permettront d’en diminuer les effets, les pays émergents pourraient également pâtir de l’augmentation des taux nominaux américains. Cela reviendrait rapidement à des sorties de capitaux et à une dépréciation des monnaies nationales de ces États. De plus, ces dépréciations impacteraient encore davantage les pays qui disposent de dettes externes en dollars.

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