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nucléaire; énergies renouvelables; gaz

Macro-économie / Taux / RTE / électricité / approvisionnement / France

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RTE / électricité / approvisionnement / France

Un hiver sous les meilleurs auspices énergétiques pour la France / Son approvisionnement en électricité est robuste

Retour du parc nucléaire hexagonal à des hauts niveaux de disponibilités, émergence des énergies renouvelables ou encore stocks de gaz abondants sont autant de raisons qui font arguer à RTE que l’hiver devrait se passer idéalement. Une amélioration de la sécurité d’approvisionnement en électricité qui n’empêche pas des situations exceptionnelles de pouvoir exister et de mettre en péril cette belle mécanique.
Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Photo by Bertrand GUAY / AFP
Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Photo by Bertrand GUAY / AFP

Quand le nucléaire va tout va. Il faut dire que pour notre pays le retour de son parc de centrales à un niveau de disponibilité de plus en plus conséquent est précieux. D’autant plus lorsqu’on se rappelle qu’il avait atteint des niveaux historiquement faibles tant en 2022 qu’en 2023. Pour les prochains mois, chez RTE on table sur "une disponibilité du parc nucléaire d’environ 48 GW dès la fin du mois de novembre, avec un maximum pouvant atteindre 50 GW en janvier 2025".

Une amélioration par rapport aux derniers hivers, il n’en demeure pas moins que " la disponibilité du parc nucléaire demeure inférieure à son niveau des années 2010, qui avoisinait en moyenne 55 GW chaque année durant les mois de décembre et janvier ". La principale différence par rapport à la décennie évoquée est davantage à trouver dans l’expansion des énergies renouvelables, quelle que soit leur provenance. RTE annonce constater un accroissement de la production d’électricité bas-carbone sur le sol hexagonal ; avec notamment "une production hydraulique record, en hausse de 40 % par rapport à 2023 sur les dix premiers mois de l’année, et des barrages largement remplis à l’approche de l’hiver". Tout en n’excluant pas que des difficultés ponctuelles puissent survenir, il est annoncé que "le risque évalué l’hiver dernier et celui évalué pour cet hiver de façon probabiliste constituent ainsi les plus faibles depuis une dizaine d’années".

 

Sobriété

 

La résilience de la France cet hiver ne tient pas uniquement à une question de production et d’approvisionnement, il y a également un vrai sujet sur la consommation. En effet si l’hypothèse de référence retenue par RTE évoque "des niveaux de consommation légèrement supérieurs à ceux de l’hiver dernier", il n’en reste pas moins qu’ils sont "inférieurs d’environ 6 % à ceux de la période pré-crise sanitaire".

Pas de quoi menacer le passager de l’hiver néanmoins, puisque différentes variantes d’évolutions de la consommation ont été testées par les soins du gestionnaire de transport. Allant de la stabilité au rebond, ces scénarios sont tous annoncés comme étant "sans incidence sur le diagnostic favorable sur la sécurité d’approvisionnement durant l’hiver 2024-2025". La baisse de l’usage d’énergies fossiles et l’augmentation de l’électrification de nombreux usages semblent cependant avoir eu raison du "mouvement baissier (de la consommation d’électricité ndlr) engagé depuis le début des années 2010 et accéléré durant la crise énergétique [qui] se serait désormais interrompu". On juge ainsi chez RTE qu’il semble que consommation électrique puisse "avoir atteint en 2023 un palier à partir duquel elle s’infléchirait progressivement à la hausse".

 

Pilier

 

Un autre approvisionnement est crucial pour l’hiver en la personne du gaz. Une question sur laquelle les gestionnaires des réseaux de transport de gaz s’étaient déjà montrés récemment optimistes et où RTE se place en droite ligne. Un raisonnement qui dépasse alors la France, puisque certes nous disposons actuellement d’un niveau de remplissage des stockages "supérieur à 90 % en début d’hiver", cependant le fait saillant réside dans une "situation européenne [qui] n’a rien à voir avec celle de 2021-2023". De quoi laisser augurer qu’aucun pays ne devrait voler au secours d’un autre État membre.

Mieux encore le vieux record hexagonal d’export net d’électricité, datant de 2002, serait en passe d’être battu et c’est un chiffre proche de 85 TWh qui est annoncé pour la fin de l’année. Un indicateur solide de la compétitivité énergétique de la France au sein du Vieux continent.

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