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France; Europe; nucléaire; ENR

Macro-économie / Taux / RTE / mix énergétique / transition énergétique

Macro-économie / Taux
RTE / mix énergétique / transition énergétique

L’onéreuse transition énergétique de la France / RTE estime que les ambitions hexagonales nécessitent de lourds investissements

Projeter la transformation du mix énergétique français à l’horizon d’une décennie ne peut pas s’accompagner simplement de déclarations d’intentions. RTE a ainsi avancé des éléments très concrets à l’occasion de la présentation des trajectoires de transformation du système électrique pour la période 2023 - 2035, il y est question de tripler les investissements, de 25 à 35 milliards d’euros par an, afin de permettre une plus grande électrification des usages.
RTE. DR
RTE. DR

"Limiter la consommation de pétrole et de gaz et faire baisser le déficit commercial correspondant ". Élargir le champ des usages électriques permettrait donc de se traduire "par une économie d’environ 190 milliards d’euros de dépenses consacrées aux énergies fossiles d’ici 2035". Pour parvenir à un tel résultat, des sommes conséquentes devront y être alloués selon Xavier Piechaczyk, président du Directoire de RTE. Ce dernier est revenu dès le début de son intervention sur sa volonté de rendre concret "le souhait français de gagner tant en souveraineté énergétique et industrielle".

Un double objectif qui répond aux problématiques hexagonales actuelles ; d’une part "une facture énergétique très onéreuse, qui constitue autant d’atteintes à la balance commerciale" et de l’autre côté la volonté affichée de voir "davantage d’industries sur le sol français et qui ont recours à l’électricité". Pour ce faire, plusieurs scénarios ont été présentés allant de celui "d’une accélération réussie " à celui "d’une mondialisation contrariée".

Le changement réussi ou non de l’économie française dépendra certes des actions entreprises mais l’exercice prospectif entrepris évoque un cas précis qui pourrait mettre à mal l’ensemble des investissements réalisés. Il s’agit d’un cadre macroéconomique de mondialisation contrarié dans lequel l’Hexagone serait en retard non pas uniquement sur ses objectifs climatiques mais également sur celui de sa réindustrialisation.

 

La singularité française

 

Si les ambitions de Paris ne peuvent guère ne pas se conjuguer à celles de ses partenaires européens, la France conserve cependant quelques particularités. Notamment en ce qui concerne son rapport au nucléaire, une préoccupation majeure pour Xavier Piechaczyk qui explique "que l’enjeu est de retrouver des niveaux de disponibilités et de productions supérieurs à ceux des dernières années". D’autant plus qu’il s’attend à ce que "la hausse de la consommation d’électricité soit la contrepartie de la baisse souhaitée des énergies fossiles ".

La seule baisse de la consommation grâce à des efforts de sobriété ne suffira donc pas contenter les besoins hexagonaux. Du côté de chez RTE on estime qu’il faudra donc travailler d’arrache-pied au développement des énergies renouvelables avec "une accélération importante de la production d’électricité renouvelable [qui] est nécessaire dans tous les scénarios : entre 270 TWh minimum et, si possible, jusqu’à 320 TWh". Aucune marge de manœuvre n’est à disposition étant donné que " plusieurs rythmes d’accélération des différents moyens de production renouvelables ont été testés mais freiner sur l’un (solaire, éolien terrestre et offshore) oblige à accélérer d’autant sur les autres, tout en réduisant les marges".

D’autant plus que les équipes de RTE appelant à ne pas trop espérer des décisions prises par nos plus proches voisins, il a été avancé qu’il ne faut pas "uniquement compter sur les choix énergétiques" de ces derniers. Il est également probable que Paris se prépare "à conserver une position fortement exportatrice", ce qui pousse à garder la marge de manœuvre la plus grande possible.

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