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Le nucléaire français garant d’un hiver au chaud / RTE ne s’inquiète plus autant du risque lié au gaz
"L’approvisionnement en gaz ne constitue pas un facteur de risque majeur". Le constat est limpide pour RTE, grâce à une multitude de nouvelles positives au premier rang desquelles arrive la disponibilité du parc nucléaire hexagonal. Xavier Piechaczyk, le président du directoire de RTE, estime ainsi que "même si le risque zéro n’existe pas, la situation se présente mieux". Une des conditions pour que la sécurité d’approvisionnement au cœur de l’hiver prochain soit assurée est de voir la consommation continuer à être en net retrait.
En effet, la disponibilité du parc nucléaire pourrait certes "atteindre un maximum de 50 GW en janvier 2024 (soit 6 GW de plus qu’en janvier 2023)" avec "des perspectives de production nucléaire [qui] sont comprises entre 300 et 330 TWh en 2023, contre 279 TWh en 2022", cela n’empêche pas que le principal atout de l’Hexagone l’an passé soit la réduction de leur consommation des Français de l’ordre de 9 %. Le maintien de cette sobriété énergétique est crucial au vu des incertitudes avancées par Thomas Veyrenc, directeur général du pôle finances achats et risques chez RTE, concernant "le coeur de l’hiver, suivant la météo, la consommation d’énergie ou encore la disponibilité du parc nucléaire". Pour l’heure, "l’hypothèse centrale de consommation identique aux niveaux observés l’an dernier" est maintenue et les chiffres de septembre 2023 font état d’une diminution de "8 % par rapport aux consommations d’avant crise (-5 % en septembre 2022)" qui renforcent cette conviction.
Double tranchant
Un autre écueil a également été avancé par ses soins, celui de "voisins qui dépendent davantage du gaz que nous, ce qui a impact sur notre situation". L’atout constitué par des échanges attendus comme " fluides au niveau européen " n’étant pas sans contrepartie. La conférence de presse de ce matin n’a pas manqué de rappeler que la France avait été exportatrice nette au premier semestre 2023. Des échanges qui ne sont pas étrangers au fait que "sur l’ensemble de l’année 2023, les prix spot de l’électricité ont atteint des niveaux bien inférieurs à ceux de 2022 (80 €/MWh en moyenne sur le début du mois d’octobre 2023 contre 225 €/MWh pour la même période en 2022)".
En conséquence Xavier Piechaczyk n’est pas apparu inquiet outre mesure et a notamment dévoilé que la mise à jour du système électrique qui avait été hebdomadaire lors du dernier hiver ne conservait pas ce rythme et serait désormais réalisé toutes les deux semaines. Pour justifier ce changement, il a été question "d’une situation qui s’annonce moins tendue ". Grâce au nucléaire mais également au fait que "malgré une sécheresse qui a touché la France début 2023, le niveau de remplissage des stocks hydrauliques se situe aujourd’hui au-dessus des moyennes historiques".
Changement de cap
La moindre dépendance au gaz a été illustrée par Thomas Veyrenc qui a dévoilé que " l‘éolien va redevenir la troisième source d’électricité et dépasser devant le gaz" alors que dans le même temps il s’est déclaré "à peu près certain que la part du charbon dans l’électricité française sera très très faible". Les deux uniques centrales au charbon restant sur le sol français devraient "fonctionner un peu mais pas beaucoup". Des nouvelles qui semblent indiquer que la France prend de plus en plus vite le virage de la transition énergétique.
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